Au menu de 2018 – La CSN cible les relations de travail et les enjeux liés à l’emploi

Au menu de 2018 – La CSN cible les relations de travail et les enjeux liés à l’emploi

Le président du Conseil central Côte-Nord-CSN, Guillaume Tremblay, est entouré de représentants de quelques syndicats. On reconnait Agathe Tremblay (SAQ) et Sébastien Lebreux (santé) ainsi que, debout, Sébastien Maltais Heppel (Sobeys-IGA) et Jean-Claude Rochette (salle de spectacle). Photo Le Manic

Baie-Comeau – Le Conseil central Côte-Nord de la CSN dresse la table pour l’année 2018 en mettant au menu divers dossiers sur lesquels il compte bien marquer des avancées, notamment dans les domaines des relations de travail ainsi que d’enjeux liés à l’emploi, au développement économique et à la campagne électorale provinciale de l’automne.

Entouré de représentants de quelques syndicats affiliés, le président du conseil central, Guillaume Tremblay, a tenu la semaine dernière sa traditionnelle conférence de presse de début janvier pour dévoiler les perspectives des prochains mois.

L’année 2018 sera marquée par les négociations entourant le renouvellement des conventions collectives de quelque 16 syndicats, soit le tiers des accréditations syndicales de la CSN dans la région. Ces syndicats représentent 2 200 salariés, ce qui correspond à environ 40 % des membres.

Certaines discussions sont déjà bien entamées, notamment dans le secteur de la santé. Les travailleurs syndiqués de la Caisse populaire de Hauterive, du marché IGA Extra et de l’hôtel Travelodge font également partie des groupes qui s’apprêtent à renégocier leurs conditions de travail.

Presser le citron

« Certains employeurs pourraient vouloir mettre en place des mesures pour presser toujours plus le citron de leurs employés tout en réduisant les conditions dans lesquelles ils travaillent. C’est ce qu’on appelle faire plus avec moins et nous allons nous élever contre cette méthode », assure M. Tremblay.

Le conseil central compte aussi défendre les emplois régionaux. Son président rappelle les nombreuses pertes des dernières années liées à des départs à la retraite. « On vit des pénuries de main-d’œuvre dans la région, comme pour les préposés aux bénéficiaires, les commerces les services aussi. On explique ça par des conditions de travail qui ne sont pas au rendez-vous et la pénibilité de ces emplois », souligne-t-il.

La CSN compte d’ailleurs poursuivre sa croisade pour augmenter le salaire minimum à 15 $ l’heure. « On ne trouve pas ça normal qu’à 11,25 $, quelqu’un ne peut pas subvenir à ses besoins de base, à notre avis », précise M. Tremblay. Il avoue cependant que le rehaussement du salaire minimum ne fait pas l’unanimité parmi les membres de la CSN. Certains craignent notamment l’impact sur la hausse des biens et services, notamment pour le panier d’épicerie.

Parmi les autres enjeux de 2018, il y a l’industrie de la construction. Le nombre d’heures travaillées diminue constamment ces dernières années, notamment en raison du ralentissement des travaux au chantier de la Romaine. Si aucun autre projet majeur ne se réalise sur la Côte-Nord, le président craint le pire pour les 4 000 travailleurs de ce secteur d’activités.

M. Tremblay souhaite le lancement de travaux d’infrastructures routières. Il va même jusqu’à se demander si un pont sur le Saguenay ne pourrait pas être quelque chose à envisager et un projet qui permettrait aux travailleurs de la construction de la Côte-Nord d’y trouver leur compte.

Enfin, la CSN compte continuer avec ardeur à défendre le dossier de l’assurance-emploi et la lutte contre le trou noir pour les travailleurs saisonniers.

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