Ça discute de pauvreté et d’exclusion sociale à Baie-Comeau

Ça discute de pauvreté et d’exclusion sociale à Baie-Comeau

La co-porte-parole et organisatrice politique du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Virginie Larivière, et la responsable de l’animation et des pratiques AVEC du Collectif, Marie-Anne Paradis-Pelletier, sont venues à Baie-Comeau dans le cadre de la tournée. Photo Le Manic

Baie-Comeau – La tournée du Collectif pour un Québec sans pauvreté, S’organiser contre la pauvreté : un bon plan, s’est arrêtée à Baie-Comeau le 11 avril. Au menu : discussions, explications et débat sur la pauvreté et les solutions possibles.

À Baie-Comeau, le revenu minimum garanti (RMG), le salaire minimum à 15 $, la lutte aux préjugés, la hausse des prestations sociales et la réduction des inégalités socioéconomiques ont été abordés lors des discussions.

Les participants, majoritairement des femmes en provenance de divers regroupements de la région ainsi que de l’organisme Espace Côte-Nord, ont pu noter leurs pistes de solution pour lutter contre la pauvreté sur des papiers qui seront placés dans de grandes piñatas.

Les piñatas seront déposées auprès du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale. « Les réponses des gens aux questions sont mises à l’intérieur de la piñata. On leur demande ce qu’ils feraient afin de lutter contre la pauvreté et quelle mesure ferait la plus grande différence dans leur vie », a expliqué la co-porte-parole et responsable de l’organisation politique du collectif, Virginie Larivière.

Elle mentionne aussi la possibilité qu’il y ait un geste d’éclat avec les piñatas lors du dépôt du plan pour la lutte à la pauvreté par le gouvernement, attendu depuis deux ans déjà. Le dernier plan en ce sens date d’il y a sept ans et le gouvernement a refusé la tenue d’une commission parlementaire itinérante avec consultation générale sur le sujet, ce que déplore le regroupement.

Choix politiques

Au Québec, une personne sur 10 ne parvient pas subvenir à ses besoins, soit environ 876 000 individus, selon le collectif. Celui-ci estime que le gouvernement a une grande part de responsabilité dans la situation actuelle concernant le manque de richesse.

« Il y a des choix politiques derrière les décisions du gouvernement. Il y a un manque de volonté politique pour permettre aux gens qui travaillent à temps plein de sortir de la pauvreté et pour sanctionner le genre de com portements que Bombardier a », a rapporté Virginie Larivière.

Le coordonnateur de la Table des groupes populaires et de l’APIC Côte-Nord, Michel Savard, également membre du regroupement régional du Collectif pour un Québec sans pauvreté, abonde dans le même sens.

Selon lui, la population doit plus réfléchir sur ce qui se passe et qu’elle entend dans les médias traditionnels. « La vraie question est : est-ce que le monde dort au gaz? Et qu’est-ce que ça va prendre pour les réveiller? », a-t-il lancé.

Ce réveil est d’ailleurs l’un des buts de la tournée provinciale du collectif, qui considère qu’il est essentiel de parler et de débattre collectivement de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

Côte-Nord

Pour Michel Savard, il y a plus de pauvreté sur la Côte-Nord, surtout depuis environ deux ans, en raison de la conjoncture économique. « Les gens ont épuisé leur chômage, mais on ne parle pas des saisonniers qui font aussi face à la hausse du cout de la vie. Tout le monde est en mode inquiétude avec ce qui se passe chez Résolu et dans le secteur forestier, ce qui a aussi un impact sur l’économie, car les gens n’osent plus acheter.

Les individus qui passent dans nos organismes se demandent s’ils doivent payer leur épicerie ou leurs médicaments, entre autres », a-t-il souligné.

M. Savard a également précisé que, si le boom économique qui a fait augmenter rapidement le cout des logements s’est dissipé, les couts, eux, n’ont pas diminué, réduisant notamment l’accès aux logements et aux services.

Avec Karine Boivin Forcier

  • Maurice Lefrancois

    j ai habiter longtemps a baie comeau anciennement hauterive mes enfants y sont nees il faisais bon y vivre je n ai jamais chomer il y avais beaucoup de travail bonne chance dans leurs demarches