La cession du quai fédéral atteint un point de non-retour

La cession du quai fédéral atteint un point de non-retour

Le président de la Corporation de gestion du port de Baie-Comeau, Marc Lefebvre, considère qu’à ce stade-ci des échanges, le gouvernement fédéral ne peut plus reculer. Photo Le Manic

Baie-Comeau – La concrétisation du dossier de la cession du quai fédéral à la Corporation de gestion du port de Baie-Comeau est parvenue à un point de non-retour. S’il fallait que les démarches achoppent après dix ans de travail, c’est que le milieu en aurait décidé ainsi. L’investissement consenti par Ottawa serait insuffisant afin d’assurer la remise à niveau opérationnelle et technique de l’infrastructure pour les 25 prochaines années.

C’est ce qu’a mentionné le président de la Corporation de gestion du port de Baie-Comeau (CGPBC), Marc Lefebvre, jeudi midi, au sortir d’un diner-conférence organisé par la Chambre de commerce de Manicouagan. La cession tant attendue devrait devenir réalité au cours de la prochaine année, selon lui.

« On peut dire non si les montants de mise à niveau fonctionnelle et technique ne sont pas suffisamment rassurants pour le milieu. On a déjà dit non. Ça fait trois fois qu’on dit non. Le port de Baie-Comeau, on aurait pu l’acheter pour 1 $ voilà 10 ans, on aurait pu l’acheter pour 1 $ voilà cinq ans et on pourrait l’acheter aujourd’hui pour 1 $, mais on (…) avec un port qui demande beaucoup de mises à jour et c’est ça qu’on ne veut pas faire », a-t-il précisé.

« On s’est entendus avec le gouvernement fédéral pour payer des études qui nous satisfont comme milieu, pour savoir tout ce qui est impliqué dans une cession comme ça et pour savoir tout ce que ça va couter dans les 25 prochaines années », d’ajouter M. Lefebvre.

La CGPBC estime à 40 millions $ les investissements nécessaires pour le prochain quart de siècle en tenant compte des 44 millions $ consentis par Ottawa pour le quai de Baie-Comeau ces 30 dernières années.

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