Conjonctivite : l’action collective est autorisée

Conjonctivite : l’action collective est autorisée

Brigitte Cimon, qu'on aperçoit au côté de l'un de ses avocats, a obtenu l'autorisation d'intenter une action collective au nom des victimes de la conjonctivite. Photo archives Le Manic

Baie-Comeau – Une action collective au nom des 1 437 victimes de l’épidémie de kéraconjonctive qui a frappé la Manicouagan à l’hiver 2013-2014 vient d’être autorisée par le juge Bernard Tremblay, de la Cour supérieure.

Dans une décision datée du 5 décembre, le magistrat accorde à Brigitte Cimon, à titre de représentante, l’autorisation d’intenter une requête en dommages-intérêts pour elle-même ainsi que pour les autres victimes.

« C’est une excellente nouvelles, car ça nous amène à une autre étape du processus judiciaire. C’est une très bonne nouvelle pour les victimes », souligne Me Jean-Sébastien D’Amours, du groupe spécialisé en erreurs médicales au cabinet Tremblay Bois Migneault Lemay, de Québec, qui représente Mme Cimon.

La demanderesse réclame au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord et au Dr Danny Dreige, opthalmologiste, une somme de 742 650 $, plus les intérêts et indemnité additionnelle pour les importants dommages aux yeux qu’elle a subis. La requête met également en cause l’Association canadienne de protection médicale. Mme Cimon reproche notamment aux défendeurs des carences dans les mesures d’hygiène et une organisation déficiente du travail au département d’ophtalmologie.

Les victimes font partie d’emblée de l’action collective. Celles qui veulent s’en exclure ont jusqu’au 4 février 2018 pour le faire.

D’autres détails dans la prochaine édition papier.