Contre le trou noir : le bureau du ministre Duclos à Québec est pris d’assaut

Contre le trou noir : le bureau du ministre Duclos à Québec est pris d’assaut

Des représentants de la CSN et de deux comités de chômeurs occupent le bureau du ministre Jean-Yves Duclos à Québec; depuis 9 h vendredi. Photo courtoisie

Baie-Comeau – Une douzaine de représentants du Conseil central Côte-Nord – CSN, d’Action chômage Haute-Côte-Nord et d’Action chômage Charlevoix occupent le bureau de circonscription de Québec du ministre Jean-Yves Duclos depuis 9 h vendredi. Leur but : obtenir des engagements pour régler le problème du trou noir pour leurs travailleurs saisonniers.

« On est en mission. On siège et on veut des engagements concrets. On n’a pas eu de misère à rentrer, mais ils vont avoir de la misère à nous faire sortir sans obtenir d’engagements », martèle le président du Conseil central Côte-Nord-CSN, Guillaume Tremblay.

Rappelons qu’au lieu de s’atténuer, le fameux problème du trou noir, qui correspond à la période sans revenus qui s’écoule entre la fin des prestations d’assurance-emploi et le retour au boulot des travailleurs saisonniers, s’est plutôt accentué au cours des derniers mois. Aujourd’hui, les 6 500 personnes concernées sur la Côte-Nord doivent avoir travaillé 665 heures pour se qualifier, ce qui donne droit à 15 semaines d’assurance-emploi. À la mi-février, des personnes se retrouveront ainsi sans revenus.

Dans le milieu de l’avant-midi vendredi, les occupants n’avaient toujours pas réussir à s’entretenir avec le ministre responsable de l’assurance-emploi. Ils ont cependant passé leur message à son personnel. « On leur a dit qu’on voulait une rencontre avec M. Duclos, car il y avait urgence d’agir sur la Côte-Nord actuellement et que des familles n’auraient plus de revenus bientôt. On leur a dit qu’on n’était pas pressés à repartir», indique M. Tremblay.

Rappelons qu’une pétition Mettons fin au Trou noir sur la Côte-Nord est disponible en format papier dans les communautés de la région et en format électronique. Elle réclame un seuil l’admissibilité à 420 heures et une période de prestations de 30 semaines pour tous les travailleurs saisonniers de l’Est-du-Québec, et ce, rétroactivement au 1er aout 2017.

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