Des solutions collectives préviennent la maltraitance

Baie-Comeau – Si la maltraitance augmente, il existe des solutions collectives à mettre en place pour la prévenir, affirme le rapport Violence et maltraitance : les tout-petits québécois sont-ils à l’abri? publié par l’Observatoire des tout-petits.

Ce rapport se distingue de ceux produits jusqu’à maintenant, en ce sens qu’il propose des solutions de prévention, plutôt que de sensibiliser les gens à l’impact de leurs gestes ou en incitant les témoins à déclarer les situations de maltraitance.

« La maltraitance, ça se prévient en mettant en place les bonnes conditions pour les familles, en diminuant la pression sur les familles, en outillant les parents », affirme la directrice de l’Observatoire, Fannie Dagenais.

Le rapport propose plusieurs solutions, comme renforcer le soutien économique aux familles défavorisées, outiller les intervenants qui soutiennent les parents, offrir des services de garde éducatifs à l’enfance et des programmes d’éducation préscolaire de qualité tôt dans la vie de l’enfant et favoriser l’accès à des logements et des milieux de vie de qualité.

Trop tard

« Quand la DPJ intervient, il est trop tard, parce qu’il y a déjà un impact. Il y a déjà une marque de faite. Plus on va agir avant, plus on va fermer la protection de la jeunesse sur la Côte-Nord, et c’est mon souhait », indique la directrice de la protection de la jeunesse de la Côte-Nord, Marlene Gallagher.

Une position à laquelle fait écho Fannie Dagenais, qui croit que s’il faut tirer une conclusion du rapport, c’est que le Québec devrait miser sur la prévention, plutôt que d’agir lorsque les cas sont avérés. « La DPJ, c’est l’aide de dernier recours. Ce qu’il faut, c’est agir en amont de la situation », mentionne-t-elle. Rappelons que, sur le plan collectif, au Canada, on estime à 15,7 milliards de dollars le cout annuel de cette problématique.

Marlene Gallagher insiste aussi sur la responsabilité individuelle. Elle invite les parents à chercher de l’aide dès qu’ils se sentent dépassé, à « ne pas se gêner d’utiliser les ressources du milieu. » Elle invite aussi les gens à être vigilants et, s’ils pensent qu’un proche semble dépassé, à lui tendre la main.

Elle conclut que les solutions proposées par l’Observatoire des tout-petits sont « tout à fait en lien avec les recherches et les meilleures pratiques ».

 

Encadré

Vous vous sentez dépassé?

Ligne Info-Parent: 1 800 361-5085

Ligne Info-Social: 811

CLSC

Organismes communautaires : Maison des familles de Baie-Comeau, Grains de soleil Côte-Nord, Homme Aide Manicouagan (pères), Accueil Marie-de-l’Incarnation, etc. Ils sont plusieurs à agir auprès des parents et enfants, n’hésitez pas à vous renseigner et à les contacter.