Jessy et Émilie développent une belle amitié

Jessy et Émilie développent une belle amitié

Depuis près de cinq mois qu’elles communiquent régulièrement et pratiquent diverses activités ensemble, Émilie Tremblay et Jessy Smith ont développé une belle complicité. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Depuis l’automne 2016, le service Famille Soutien de la Maison des familles a commencé à jumeler des familles entre elles. Quatre dyades sont présentement actives, dont celle formée par Jessy Smith et Émilie Tremblay.

 

Depuis près de cinq mois qu’elles communiquent régulièrement et pratiquent diverses activités ensemble, Émilie Tremblay et Jessy Smith ont développé une belle complicité.

Si elle a d’abord hésité à s’inscrire au programme pour recevoir du soutien, Jessy ne regrette pas sa décision.

« J’avais peur d’être jugée. Mais en fait peut-être que ça va faire l’inverse et t’aider… Ça crée un lien, comme une bonne amie. La première rencontre, c’est plus tough, mais plus tu as du fun, tu ris, plus tu te vois, plus c’est naturel », raconte la maman de deux fillettes de quatre ans et presque deux ans.

Quant à Émilie, c’est son expérience personnelle qui l’a amenée à devenir famille soutien. « Moi, personnellement, j’ai trouvé ça dur de devenir une maman et j’ai eu un support incroyable de mes amies. Je voulais donner ça à quelqu’un qui n’a pas la chance d’avoir ce soutien. […] De savoir que tu n’es pas la seule à vivre ces difficultés-là, partager tes questions et te craintes, c’est rassurant », souligne celle qui a également deux petites filles.

Sur un pied d’égalité

Les deux mamans insistent : s’il y a une famille soutien et une famille soutenue, la relation en est une d’amitié. Elles sont sur un pied d’égalité. « On est deux mamans qui vivent la même affaire. C’est un partage », affirme Émilie.

Selon l’intervenante du service Famille soutien, Claudia Martel, le but du service est justement de briser l’isolement, de favoriser l’établissement d’un lien d’attachement positif entre parents et enfants de 0 à 5 ans dans une famille qui éprouve des difficultés, par l’échange et le partage d’expériences.

Nul besoin, toutefois, d’avoir des enfants de 0 à 5 ans pour devenir Famille soutien. « On n’est pas obligé d’avoir des enfants du même âge. […] Ça peut être des personnes plus âgées qui ont un intérêt envers l’éducation des enfants », indique l’intervenante.

Jessy et Émilie abondent en ce sens : le processus de jumelage prend en compte les intérêts et le contexte des familles afin de favoriser l’établissement d’une relation intéressante. « On établit la relation selon les besoins et les intérêts des personnes dans la relation », note-t-elle.

Bien que le service suggère aux familles jumelées de partager des activités environ une fois par semaine, les modalités s’adaptent selon les dyades. Émilie prend des nouvelles de Jessy par téléphone ou message texte chaque semaine, mais elles partagent des activités en fonction de leur horaire et de leurs envies. Elles effectuent aussi parfois des activités seulement entre elles, sans les enfants, pour pouvoir discuter plus en profondeur.

« Ce n’est pas un rendez-vous, ce n’est pas une corvée. C’est le fun! Ce n’est pas une obligation », assure Jessy.

Pour cette dernière, l’expérience est très positive. Elle se sent soutenue et sait vers qui se tourner quand elle a besoin de parler. « Quand tu vis des épreuves, des fois, tu penses que tu es seule, mais là Émilie est là. […] Je vais appeler plus elle que mes parents, parce qu’elle est plus proche. […] Même si elle n’a pas vécu ce que je vis en ce moment, elle peut écouter », conclut-elle.