Les vannes de Manic-3 et Outardes-2 fermées depuis quelques jours — Bersimis-1 laisse encore filer de l’eau

Les vannes de Manic-3 et Outardes-2 fermées depuis quelques jours — Bersimis-1 laisse encore filer de l’eau

L’évacuateur de crue du barrage Outardes-2 a été refermé au cours des derniers jours, tout comme celui de Manic-3. Photo Hydro-Québec

Baie-Comeau – Il aura fallu au moins six semaines à Hydro-Québec pour venir complètement à bout de la problématique des niveaux trop élevés de ses réservoirs du complexe Manic-Outardes. Lundi, il ne restait qu’un évacuateur de crue ouvert, celui de Bersimis-1, et la situation était sur le point d’être rétablie.

On se souviendra que les fortes pluies des 26 et 27 octobre, jumelées aux quantités déjà reçues depuis le début de l’automne et qualifiées d’exceptionnelles par la société d’État, ont entrainé le rehaussement important des niveaux d’eau des réservoirs. À un certain moment, les vannes de huit ouvrages étaient ouvertes.

La semaine dernière, trois barrages laissaient encore filer de l’eau, bien que les débits soient beaucoup plus faibles qu’avant. Outre Bersimis-1, il y avait Manic-3 et Outardes-2. Dans leur cas, la situation est cependant revenue à la normale. « Le niveau d’eau est redevenu sécuritaire », assure la porte-parole d’Hydro-Québec Manicouagan, Cathy Hamel.

Même Manic-5 a goûté à des déversements d’eau à quelques reprises pendant de courtes périodes. En une cinquantaine d’années d’existence, c’était la première fois que les vannes du barrage du barrage Daniel-Johnson devaient être ouvertes en raison de précipitations abondantes. En 1984, elles l’avaient été, mais c’était à des fins de travaux d’inspection.

Les autres installations qui ont subi le même sort depuis le 27 octobre sont Manic-2, Manic-1, McCormick et Toulnoustouc.

Chez Hydro-Québec région Manicouagan, c’est la première fois que les évacuateurs de crue d’autant de barrages doivent être ouverts sur une aussi longue période.

Le bilan de la situation on ne peut plus particulière sera réalisé dans les prochaines semaines. Il pourrait notamment permettre de connaitre les quantités de mètres cubes d’eau qui ont dû filer en aval des rivières Manicouagan, Outardes et Bersimis sans passer par les groupes turbines-alternateurs, donc sans produire d’énergie.