Il réussit son ascension du Kilimandjaro – Plus rien n’est impossible pour Jimmy Pelletier

Il réussit son ascension du Kilimandjaro – Plus rien n’est impossible pour Jimmy Pelletier

Déterminé, le Baie-Comois de 41 ans a trimé dur, mais a finalement réalisé cette ascension le menant au sommet du Kilimandjaro.

Baie-Comeau – À l’impossible, nul n’est tenu. Voilà un dicton qui ne fait pas partie du vocabulaire de Jimmy Pelletier. Le Baie-Comois d’origine vient encore d’en faire la preuve en réalisant l’ascension du Kilimandjaro.

Le dynamique athlète paraplégique a, une fois de plus, relever le défi en atteignant, le 24 mai dernier, le sommet de la plus haute montagne d’Afrique échelonnée sur 5895 mètres d’altitude.

Conscient du mandat colossal qui se pointait devant lui, l’homme de 41 ans a décidé de foncer malgré tout en compagnie d’un groupe de six, dont sa conjointe Manon qui a également pris part à l’aventure.

Installé sur son vélo de montagne adapté à trois roues, Jimmy s’est attaqué à la montagne avec ses partenaires et les nombreux porteurs (sherpas) très précieux dans la conclusion finale de cette randonnée spéciale.

Dernière journée

« Cela n’a vraiment pas été facile. J’ai vécu beaucoup d’émotions lors de la dernière journée et j’avoue même que j’ai eu peur pour ma vie », a confié celui qui est devenu seulement le deuxième athlète paraplégique à réussir une telle ascension.

Après les quatre premières journées sans trop d’embûches, Jimmy a amorcé le dernier droit avec beaucoup de courage. « La journée a été très longue. Nous sommes partis à 5 h du matin et plus cela avançait, plus les conditions étaient difficiles. Heureusement, mes sherpas ont été là pour moi », a-t-il reconnu avec franchise.

Installé derrière le groupe, Pelletier a vécu un coup dur quand Manon a décidé de rebrousser chemin alors qu’il restait environ 400 mètres à franchir. « Cela a été un moment très émotif. Nous voulions être au sommet ensemble, mais ce n’était vraiment pas évident. »

Sans le vouloir, les porteurs ont ensuite renversé le paracycliste et son vélo, qui se sont retrouvés au-dessus d’une crevasse. « J’ai vraiment eu peur de mourir. J’ai été chanceux et nous avons pu redresser et repartir pour le haut de la montagne. »

Mission accomplie

À la suite de toutes ces péripéties, Jimmy a finalement atteint le sommet à 18 h 30 et ce, après plus de 12 heures passées sur son vélo. « Sur le coup, j’étais tellement fatigué que j’avais de la misère à réaliser ce qui venait de se passer. C’était incroyable et sans l’aide de mes sherpas, cela n’aurait pas été possible. Je suis très content », a ajouté ce grand passionné, qui n’a toutefois pas l’intention de répéter l’expérience.

De retour au pays, ce personnage unique en son genre commence à récupérer et refait déjà le plein d’énergie en vue des prochaines missions sportives et sociales à son agenda.

Mercredi, il dévoilera en conférence de presse les grandes lignes de la prochaine Randonnée Jimmy-Pelletier, qui s’amorcera le 28 juin, et qui rejoindra les régions du Saguenay à celle de la Capitale nationale.

La semaine prochaine, l’ambassadeur de la future Coupe du monde de paracyclisme sur route sera de passage en ville afin d’effectuer une tournée dans les écoles de Pessamit, de la péninsule Manicouagan et de Baie-Comeau.

Modèle de persévérance et de courage, ce grand sportif représente un très beau modèle pour les jeunes d’aujourd’hui qui auront, devant eux, l’exemple parfait de réussite et de dépassement de soi.

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