J’me décroche une passion : La qualité des courts métrages élevée d’un cran

Par manic_admin_site
J’me décroche une passion : La qualité des courts métrages élevée d’un cran

Baie-Comeau – Ce sont six courts métrages de qualité qu’ont visionné les quelques 200 spectateurs réunis au Centre des arts, vendredi, dans le cadre de la troisième édition du projet J’me décroche une passion, présenté par la maison des jeunes La Relève.

Marlène Joseph-Blais

L’amour, l’amitié, l’intimidation, la consommation d’alcool et de drogues, la confiance en soi ainsi que le développement durable sont tous des thèmes qui ont été abordés par les jeunes qui ont travaillé à la réalisation des courts métrages. Pour une troisième année, la directrice générale de La Relève, Véronique Beaudin, a coordonné ce projet, en réunissant cette fois des jeunes de partout sur la Côte-Nord. Elle s’est entourée de nombreuses personnes ressources qui ont prodigué de précieux conseils aux apprentis, par rapport au jeu, à l’écriture du scénario, à la technique ainsi qu’aux thématiques sociales qu’ils ont sélectionnées.

«J’ai senti que les jeunes ont évolué cette année. L’exploitation du thème et l’implication des adultes ont permis d’élever le niveau des courts métrages. Tout le monde est vraiment fier du travail accompli», a mentionné Mme Beaudin. Au cours de l’été, les jeunes ont également reçu l’aide de deux comédiens bien connus au Québec, soit Bianca Gervais et Yan England, qui ont passé quelques jours sur la Côte-Nord.

Profondeur

Après avoir traité pendant deux ans du décrochage scolaire, les vidéos ont porté cette fois-ci sur des thématiques sociales, ce qui a poussé les réalisateurs, les acteurs et même les figurants à démystifier certains sujets. C’est le cas d’Élisabeth Gagné et de Mireille Ringuette, qui ont exploité le thème de la consommation de drogues dans leur film Un amour couché dans l’herbe. «Ça parle d’une histoire d’amour qui est brisée parce que le couple se met à consommer de plus en plus. Ça montre les ravages que la drogue peut faire», explique Mireille, qui a agi à titre de coréalisatrice et comédienne pour le projet.

Le court métrage Petit frère qui veut grandir trop vite porte quant à lui sur l’usage abusif d’alcool, précisément dans un contexte d’influence. Le réalisateur Marc Vollant a mis plus d’un mois à écrire l’histoire, après avoir puisé cette idée dans son vécu. «J’ai déjà été témoin de situation où les jeunes buvaient vite. Un de mes amis a déjà fait un coma éthylique», a-t-il indiqué, alors que sa famille et ses amis étaient rassemblés au Centre des arts pour voir le résultat final.

En nouveauté cette année, un documentaire a fait partie de la programmation. Après avoir voyagé au Mexique, Mélyna Rioux-Turbide a décidé de sensibiliser les gens à l’empreinte écologique qu’ils laissent, en fonction de leur consommation. «J’ai fait des entrevues avec le professeur Marcel Marsolais et Mélodie Desrosiers de la Coopérative Gaïa. Ils ont comparé le Canada à d’autres pays et m’ont expliqué comment réduire mon empreinte écologique pour favoriser le développement durable», a-t-elle dit. Lors de la projection, c’est Mélyna qui s’est chargée de l’animation de la soirée, en compagnie du coréalisateur du film Au-delà des apparences, Olivier Arseneault.

 

Photo : Mireille Ringuette, Michaël Bernatchez et Élisabeth Gagné se sont impliqués dans la création et la réalisation du film Un amour couché dans l’herbe. (Le Manic)

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