Le conseil municipal ne touchera pas aux primes

Par 12:00 AM - 16 avril 2014
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Baie-Comeau – Le conseil municipal a récemment statué qu’il ne toucherait pas aux allocations de transition remises aux élus quittant leur fonction à la suite d’une élection ou par décision.

Karine Boivin Forcier

Le maire Claude Martel indique qu’il n’a pas l’intention de toucher aux allocations de transition, bien que celles-ci totalisent un montant de 310 119,20 $ sur 20 ans. «Pour moi, ce n’est pas exagéré. Ça permet aux élus de faire une transition de vie», a-t-il déclaré.

Le conseil municipal a analysé une proposition qui impliquait une augmentation des salaires des élus et l’abolition des allocations de transition. «On en a discuté et on a évalué que c’est moins cher de garder ces primes que de revoir les salaires du maire et des conseillers», a précisé M. Martel.

Bien que le total des allocations de départ (régies par la loi) et de transition (instaurée par un règlement municipal en 1993) soit presque équivalent, pour le maire de la municipalité, à une année de salaire, le maire Martel juge qu’il est normal de pouvoir bénéficier d’une telle somme. «Par exemple, moi, quand je l’ai eue en 2002, ça m’a permis de repartir mon bureau d’avocat pour reprendre mon travail, que j’avais dû laisser pour être maire à temps plein. […] Je connais des élus qui ont mis deux ans à se retrouver du travail», a-t-il mentionné.

Par ailleurs, le maire de Baie-Comeau affirme que la tâche municipale est de plus en plus accaparante, notamment pour les conseillers, et qu’elle entraîne des dépenses qui ne sont pas toujours comptabilisées. L’élu a souligné que les conseillers doivent souvent réduire leurs heures de travail afin de participer à des réunions municipales et doivent aussi assumer des déplacements, qui entraînent une usure sur leur voiture. Il en va de même pour le maire, mais ce dernier bénéficie d’un compte de dépenses.

Claude Martel rappelle aussi que les élus peuvent refuser leur allocation de transition, comme l’a fait l’ex-Première ministre du Québec, Pauline Marois. Le conseiller municipal Sébastien Langlois s’était d’ailleurs engagé, en février, à remettre son allocation de transition à la Vallée des Roseaux, jugeant les primes «excessives considérant la situation économique actuelle, l’effort de rationalisation demandé à l’ensemble des départements de la municipalité et, surtout, les augmentations de taxes imposées aux citoyens lors du dernier mandat».

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