Rénovation du skateparc: Des plaintes et un incident précipitent la fermeture

Par 12:00 AM - 08 septembre 2014
Temps de lecture :

Baie-Comeau –Le 4 septembre, la ville a annoncé la fermeture du skateparc près du centre Henri-Desjardins, afin de le rénover. Toutefois, cette décision aurait été précipitée par un événement lié à un attroupement et des plaintes non formelles. Certains conseillers sont surpris, alors que l’un d’entre eux dénonce un manque de transparence.

Roxanne Simard

Depuis déjà plusieurs mois, le conseil municipal de Baie-Comeau prévoyait rénover le skateparc du quartier Mgr-Bélanger et restaurer les modules. Par contre, la décision de le fermer pour effectuer ces travaux a été devancée par le maire, parce que des citoyens se seraient plaints du bruit et des rassemblements.

«J’ai pris personnellement la décision de le fermer quelques semaines plus tôt que prévu parce que la situation actuelle perturbe la qualité de vie des citoyens et ne peut pas continuer. […] Il y a eu un incident concernant un attroupement, dont je ne veux pas parler parce que la SQ est impliquée, qui fait que je voulais fermer le lieu plus tôt, avant que d’autres incidents du genre se reproduisent», a affirmé Claude Martel lors d’une entrevue téléphonique.

Quant à la Surêté du Québec, ceux-ci n’ont pas pu nous en dire plus concernant cet incident, puisqu’il n’y a pas eu d’appel à ce sujet et que le service des communications n’a pas pu retracer le cas.

Des conseillers surpris

À l’annonce de cette décision, les conseillers Sébastien Langlois, Réjean Girard et Karine Otis ont affirmé être surpris par la nouvelle. M. Langlois et Mme Otis ne comprennent pas l’urgence de cette fermeture. Ils souhaitent être éclairés à ce sujet et veulent s’assurer que le skateparc soit conservé et rouvert au printemps.

Sébastien Langlois, conseiller du quartier Saint-Sacrement, dénonce carrément le manque de transparence de la ville sur cette décision, puisque cela a été fait sans la consultation du conseil et de manière bien trop précipitée. «Aucun conseiller ne voulait cette fermeture et il n’y avait pas d’urgence. Cette décision cache autre chose. Il faut s’occuper du site et le mettre à jour, tout comme celui de Saint-Georges, mais pas de cette manière-là. Avant de faire des travaux, il faut voir avec ceux qui les utilisent et former un comité», exprime-t-il.

Karine Otis, conseillère du quartier La Chasse, considère que des doléances verbales ne devraient pas suffire pour prendre une telle décision. «C’est une bonne nouvelle qu’il y ait une réfection, mais ça ne fait pas mon affaire que le site ferme en raison de plaintes non formelles dont on ignore la provenance. Par contre, ce n’est pas mon combat. Oui, c’est précipité et j’étais surprise, mais mon objectif est d’assurer la pérennité du skateparc», explique-t-elle. À ce sujet, le maire garantit que des réparations seront faites aux modules du skateparc et que celui-ci sera rouvert au printemps.

Quant à Réjean Girard, conseiller du quartier Mgr-Bélanger, il a affirmé être surpris de la nouvelle et ne pas comprendre les raisons de la fermeture, mais a fait volte-face après avoir discuté avec le maire. «Maintenant que je sais ses raisons,  je suis d’accord avec le maire. Je pensais que ça allait mieux, vu qu’il n’y avait pas eu de plaintes, mais finalement il y a encore du mécontentement», explique-t-il.

Plaintes non formelles

Alors qu’il n’y a eu aucune plainte officielle depuis les récentes modifications de l’éclairage et des heures d’ouverture, le maire affirme en avoir reçu plusieurs de manière verbale. «J’ai reçu personnellement au moins une dizaine de plaintes. Si elles ne sont pas présentées officiellement, c’est parce que les gens ont peur des représailles» explique-t-il. Pourtant, Sébastien Langlois affirme que, depuis les récentes améliorations, le problème est résorbé. «Il faut accepter qu’il y ait une dynamique différente lorsqu’on habite à proximité d’installations sportives», ajoute Karine Otis.

Réunion

Une rencontre avec les conseillers est prévue lundi soir et le maire affirme qu’une réflexion devra être faite au sujet de ces problèmes et de la localisation du site. Sébastien Langlois prévoit proposer la création d’un comité afin de permettre la survie des deux skateparcs. «Je souhaite qu’on forme un comité de citoyen et de gens de la ville afin de mettre en place un plan durable», conclu le conseiller.

 

Partager cet article