Danielle Minguy: «J’ai reçu beaucoup plus que j’ai donné»

Par 12:00 AM - 13 mai 2015
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Baie-Comeau – Danielle Minguy vient de tirer sa révérence de la direction générale de La Vallée des Roseaux. Le vendredi 1er mai, elle a quitté le travail pour une dernière fois après 18 ans d’engagement et de dévouement pour l’œuvre, ses malades et leurs proches.

Charlotte Paquet

«J’ai beaucoup plus reçu que j’ai donné. C’est un travail que j’ai adoré. C’était plus qu’un travail même, car tous les gens que j’ai rencontrés, que ce soient des malades et des proches ou encore des employés, ils m’ont tellement apporté», souligne Mme Minguy.

À son entrée en poste, la maison de soins palliatifs s’apprêtait à fêter son 10e anniversaire. À l’époque, il fallait proposer La Vallée des Roseaux aux malades en fin de vie et à leur famille, raconte l’ex-directrice générale. Aujourd’hui, ce sont eux qui se tournent vers elle. «C’est ça qui me rend le plus fière. Les gens font confiance à La Vallée des Roseaux pour lui confier leurs malades. Ce sont les malades qui demandent d’avoir des soins palliatifs», précise-t-elle.

Parallèlement à son travail de directrice générale, Mme Minguy a apporté une grande contribution au développement des soins palliatifs au Québec, même s’il reste encore du travail à faire. Elle rappelle que les maisons de soins palliatifs n’ont un statut légal que depuis 2008.

Le déménagement de la maison de la rue Pie-XII au boulevard Laflèche, à la fin de 2013, et l’ouverture du Centre de jour L’Hospitalière, en 2014, restent deux gros projets qui ont marqué Mme Minguy. D’ailleurs, ils lui ont fait retarder de deux ans son départ pour la retraite. «Ç’aurait difficile de partir et de laisser tout ça en plan», explique-t-elle.

«On est dans le vrai»

Questionnée sur l’aspect émotif lié au fait de travailler dans une maison de soins palliatifs, l’ex-directrice générale ne nie pas que l’intensité est souvent présente dans un tel milieu, mais ajoute que dans son ancienne vie, soit comme infirmière à l’urgence, en pédiatrie et en obstétrique, c’était aussi le cas. «Dans ce genre de situations, on est dans le vrai. C’est ça que j’aime à l’intérieur de ça. Oui, c’est vrai que c’est intense et que c’est émotif, mais on est dans les vraies choses de la vie», dit celle qui considère comme un privilège d’accompagner les gens en fin de vie.

Dans cette nouvelle période de sa vie, Mme Minguy assurera un mentorat pour celle qui lui succède, Anika Tanguay,; fera un peu de bénévolat pour La Vallée des Roseaux. et continuera d’offrir de la formation en soins palliatifs à la grandeur de la région. Elle veut aussi prendre plus de temps pour profiter de la nature nord-côtière, qu’elle adore, et multiplier ses excursions de pêche.

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