Entente de principe entre les cols blancs et la Ville

Par 12:00 AM - 07 juillet 2015
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Baie-Comeau – Une entente de principe a été conclue entre les cols blancs et la Ville de Baie-Comeau et prévoit une augmentation moyenne de 1% par année sur quatre ans.

Roxanne Simard

Alors que les cols blancs et leur employeur débutaient une période de conciliation en vue de renouveler la convention échue depuis deux ans, une entente de principe est survenue. «Les employés ont été sensibilisés à ce qui se passe dans la ville avec Résolu entre autres. Ce qui fait qu’eux aussi ont décidé de faire un bout de chemin. Je suis convaincu qu’on a fait un bon "deal" des deux côtés et tout s’est fait dans un grand respect. J’ai hâte de signer la convention», affirme le maire Claude Martel.

Le règlement prévoit 0 % d’augmentation pour 2013, 2 % d’augmentation pour 2014 et 2015 et 0 % d’augmentation pour 2016. Cet été la semaine de 32 heures sera étalée sur quatre jours, soit du lundi au jeudi de juin à septembre.

Selon Charlaine Sirois, conseillère du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), cette entente est survenue sans l’aide du conciliateur, à un moment où une porte s’est ouverte à de nouvelles discussions. «On est content d’avoir réussi à s’entendre et ça sécurise nos travailleurs. Avec le contexte économique difficile actuel, on a décidé d’accepter certaines années sans augmentation et c’est notre façon de mettre l’épaule à la roue», explique-t-elle.

Dès le 1er janvier 2016, en dehors de la période estivale, les employés passeront de 32 à 35 heures semaines. «Avec ces trois heures de plus rémunérées par semaine, on espère des gains de productivité et aussi éliminer le temps supplémentaire. On compte près de 235 000 $ en temps supplémentaire par année», explique François Corriveau, directeur général de la Ville de Baie-Comeau.

Lors de la séance du conseil municipal du lundi 6 juillet, la conseillère Karine Otis est la seule à avoir voté contre la résolution, précisant que la Ville est encore loin de la moyenne de l’UMQ et que l’on se trouve dans un contexte économique difficile.

De son côté, Yvon Boudreault, conseiller du quartier Saint-Georges, s’est dit très heureux de l’entente. «Je pense qu’on a réussi à faire un bon pas et on se rapproche lentement du seuil de l’UMQ. Cette entente représente une belle collaboration», a-t-il exprimé.

La signature de la convention collective devrait avoir lieu au mois d’août.

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