La Côte-Nord se prépare pour la Marche mondiale des femmes

Par 12:00 AM - 14 août 2015
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Baie-Comeau – La Côte-Nord se prépare pour la Marche mondiale des femmes du 19 octobre prochain. Un grand rassemblement est prévu à Trois-Rivières cette année, après Montréal en 2000, Québec en 2005 et Rimouski en 2010.

Charlotte Paquet

Au Regroupement des femmes de la Côte-Nord, Anne Gagné a été embauchée pour élaborer et encourager la participation des Nord-Côtières au grand événement. Elle travaille en étroite collaboration avec un comité réunissant quatre centres de femmes de la région ainsi que les deux maisons de femmes, les deux CALACS, un centre d’hébergement pour femmes innues et la CSN.

Les membres du comité se réuniront le 13 août pour décider de plusieurs aspects de l’événement. Il est d’ores et déjà assuré que deux autobus quitteront Sept-Îles et Baie-Comeau afin de rejoindre la marée humaine attendue au petit matin du 19 octobre à Trois-Rivières. Mme Gagné invite les Nord-Côtières à se tenir à l’affût des informations diffusées pour favoriser leur participation.

Dans le cadre d’une tournée des régions du Québec en prévision de la Marche mondiale des femmes, la Caravane des résistances et des solidarités féministes, avec à son bord des membres de la Fédération des femmes du Québec et du comité québécois de l’événement, devrait s’arrêter sur la Côte-Nord le 8 octobre. Cette caravane prendra la forme d’un véhicule décoré et visible qui fera le tour des actions régionales organisées un peu partout en province.

L’origine

La Marche mondiale des femmes trouve son origine dans la Marche du pain et des roses organisée en 1995. Inititative de Françoise David, à l’époque nouvelle présidente de la Fédération des femmes du Québec, cette marche avait conduit trois contingents de 850 marcheurs à Québec, après un parcours de 200 km en 10 jours.

Entre 10 000 et 15 000 personnes s’étaient rassemblées devant l’Assemblée nationale du Québec afin de faire pression sur le gouvernement Parizeau pour lutter contre la pauvreté des femmes. Des neuf revendications alors formulées, plusieurs ont eu une suite.  L’adoption d’une loi sur l’équité salariale et la mise en place de la retenue à la source des pensions alimentaires en font partie.

Les militantes québécoises, accompagnées de déléguées du plusieurs pays du Sud, avaient alors semé l’idée d’organiser une Marche mondiale des femmes pour souligner le début du 21e siècle. En 2000, plus de 5 500 groupes représentant 163 pays et territoires se serraient les coudes autour d’une série de revendications communes.

 

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