Baie-Comeau espère l’usine de ferrosilicium

Par 12:00 AM - 24 août 2015
Temps de lecture :

Baie-Comeau ­– Baie-Comeau est l’une des trois villes au Québec qui pourraient accueillir la future usine de ferrosilicium dans les plans de l’entreprise Les Métaux canadiens, propriétaire d’un gisement de silice à Saint-Vianney, dans la Matapédia.

Charlotte Paquet

Les Métaux canadiens, dont le siège social est situé à Trois-Rivières, veulent transformer la silice de leur propriété Langis. La construction d’une usine serait nécessaire. L’entreprise pourrait créer environ 80 emplois. Le choix de la ville qui l’accueillera serait connu en septembre. Matane et Bécancour sont également en lice.

Il y a quelques mois déjà, Innovation et Développement Manicouagan (ID Manicouagan) a manifesté son intérêt auprès de l’entreprise. «On a déposé une proposition à l’entreprise, mais je ne veux pas en donner les détails», souligne le directeur du développement industriel, Guy Simard, en avouant être sorti de sa réserve habituelle en confirmant l’intérêt de la ville dans les médias.

M. Simard admet cependant que la proposition en question se situe dans la même foulée que celle soumise à FerroAtlantica, en 2013. Elle table sur l’accessibilité des terrains pour des usines de gros gabarit dans son parc industriel, sur le fait que ce parc est relié par chemin de fer à aux infrastructures portuaires et sur le réseau hydroélectrique de la Manicouagan, qui permet de raccorder de nouveaux projets.

«Comme développeur industriel, le réseau électrique est la force de la région. J’essaie d’attirer des entreprises qui ont de grands besoins d’énergie hydroélectrique. On a un réseau de postes et de lignes qui permet de raccorder la plupart des clients industriels, peu importe leur taille. Certaines régions ne le peuvent pas», précise le directeur. Il rappelle les investissements élevés consentis par Hydro-Québec ces dernières années pour l’amélioration de ses équipements dans la région Manicouagan.

Dans les faits, M. Simard considère que l’important avec ce projet d’extraction et de transformation de la silice, c’est qu’il fonctionne, peu importe le choix de la ville. «Il n’y a pas de producteur de ferrosilicium au Québec. On travaille fort pour faire émerger ce projet-là et si c’est à Baie-Comeau, ce sera super», conclut-il.

Le ferrosilicium des Métaux canadiens et le silicium métal de FerroQuébec sont deux alliages différents, même s’ils ont certaines similitudes.

Partager cet article