Élection fédérale: l’assurance-emploi une priorité dans Manicouagan

Par 12:00 AM - 01 septembre 2015
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Baie-Comeau – Le programme de l’assurance-emploi doit retrouver sa fonction première d’aide financière aux travailleurs qui perdent leur emploi. Le Conseil central Côte-Nord (CSN), Action chômage Haute-Côte-Nord et la Table des groupes populaires de Baie-Comeau ont l’intention de marteler plus que jamais leur message au cours de la campagne électorale fédérale en cours.

Charlotte Paquet

Les trois organismes ont convoqué les médias, lundi matin, pour ouvrir leur jeu. «Les Sans-Chemise et Action chômage Haute-Côte-Nord s’invitent dans la campagne. On va demander aux candidats de se compromettre et d’amener leur chef  à parler d’assurance-emploi», a indiqué Line Sirois, coordonnatrice du groupe Action chômage.

Plus d’un travailleur sur deux n’a pas accès à cette sécurité financière temporaire en raison du resserrement des règles au fil des ans. Pour se qualifier, il faut avoir accumulé de plus en plus d’heures travaillées pour un nombre de semaines de prestations de moins en moins élevé.

Les travailleurs temporaires et saisonniers sont les plus touchés. «On a vu passer dans nos bureaux cet hiver des gens qui ont travaillé toute leur vie et n’ont pas eu droit à l’assurance-emploi», a déploré la dame. Ceux qui se qualifient sont souvent confrontés au trou noir, soit la période sans revenus entre la fin de leurs prestations et leur retour au travail dans leur emploi saisonnier. Ce mois-ci, un travailleur devait avoir accumulé 525 heures de travail pour voir sa demande acceptée, ce qui lui assurait 21 semaines de prestations, donc un trou noir se situant entre 12 et 15 semaines.

Le programme de l’assurance-emploi a été à ce point dénaturé au cours des 25 dernières années qu’aujourd’hui, le ratio prestataires/chômeurs atteint un plancher historique de 38,4 %, selon les trois organismes. Ils réclament notamment une plus grande accessibilité au régime, une hausse du taux de prestations et une plus longue période de prestations.

Attendus de pied ferme

Les candidats en campagne dans la circonscription de Manicouagan sont attendus de pied ferme à un débat qui se tiendra à Forestville, le 13 octobre. «On va poser les bonnes questions. On veut que la vérité sorte. On a des candidats qui parlent une langue et on a des chefs qui parlent une autre langue», a noté Mme Sirois en disant avoir l’appui du candidat du Parti conservateur, Yvon Boudreau, pour améliorer le sort des chômeurs.

Comme l’a précisé Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord (CSN), oui, l’assurance-emploi est une priorité dans la campagne, mais d’autres dossiers doivent également interpeller les candidats. Il pense à la relance de l’industrie forestière et au rehaussement du financement à Radio-Canada, entre autres. Selon lui, la pension de vieillesse à 67 ans est aussi « complètement inadmissible.»

Enfin, Michel Savard, de la Table des groupes populaires compte défendre l’être humain par rapport à l’économie. Il fait notamment référence aux dossiers du logement social et de la condition féminine.

 

Photo : Le Manic

BV : Line Sirois, d’Action chômage Haute-Côte-Nord, et Michel Savard, de la Table des groupes populaires de Baie-Comeau, entourent Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord (CSN).

Baie-Comeau – Le programme de l’assurance-emploi doit retrouver sa fonction première d’aide financière aux travailleurs qui perdent leur emploi. Le Conseil central Côte-Nord (CSN), Action chômage Haute-Côte-Nord et la Table des groupes populaires de Baie-Comeau ont l’intention de marteler plus que jamais leur message au cours de la campagne électorale fédérale en cours.

Charlotte Paquet

Les trois organismes ont convoqué les médias, lundi matin, pour ouvrir leur jeu. «Les Sans-Chemise et Action chômage Haute-Côte-Nord s’invitent dans la campagne. On va demander aux candidats de se compromettre et d’amener leur chef  à parler d’assurance-emploi», a indiqué Line Sirois, coordonnatrice du groupe Action chômage.

Plus d’un travailleur sur deux n’a pas accès à cette sécurité financière temporaire en raison du resserrement des règles au fil des ans. Pour se qualifier, il faut avoir accumulé de plus en plus d’heures travaillées pour un nombre de semaines de prestations de moins en moins élevé.

Les travailleurs temporaires et saisonniers sont les plus touchés. «On a vu passer dans nos bureaux cet hiver des gens qui ont travaillé toute leur vie et n’ont pas eu droit à l’assurance-emploi», a déploré la dame. Ceux qui se qualifient sont souvent confrontés au trou noir, soit la période sans revenus entre la fin de leurs prestations et leur retour au travail dans leur emploi saisonnier. Ce mois-ci, un travailleur devait avoir accumulé 525 heures de travail pour voir sa demande acceptée, ce qui lui assurait 21 semaines de prestations, donc un trou noir se situant entre 12 et 15 semaines.

Le programme de l’assurance-emploi a été à ce point dénaturé au cours des 25 dernières années qu’aujourd’hui, le ratio prestataires/chômeurs atteint un plancher historique de 38,4 %, selon les trois organismes. Ils réclament notamment une plus grande accessibilité au régime, une hausse du taux de prestations et une plus longue période de prestations.

Attendus de pied ferme

Les candidats en campagne dans la circonscription de Manicouagan sont attendus de pied ferme à un débat qui se tiendra à Forestville, le 13 octobre. «On va poser les bonnes questions. On veut que la vérité sorte. On a des candidats qui parlent une langue et on a des chefs qui parlent une autre langue», a noté Mme Sirois en disant avoir l’appui du candidat du Parti conservateur, Yvon Boudreau, pour améliorer le sort des chômeurs.

Comme l’a précisé Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord (CSN), oui, l’assurance-emploi est une priorité dans la campagne, mais d’autres dossiers doivent également interpeller les candidats. Il pense à la relance de l’industrie forestière et au rehaussement du financement à Radio-Canada, entre autres. Selon lui, la pension de vieillesse à 67 ans est aussi « complètement inadmissible.»

Enfin, Michel Savard, de la Table des groupes populaires compte défendre l’être humain par rapport à l’économie. Il fait notamment référence aux dossiers du logement social et de la condition féminine.

 

Photo : Le Manic

BV : Line Sirois, d’Action chômage Haute-Côte-Nord, et Michel Savard, de la Table des groupes populaires de Baie-Comeau, entourent Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord (CSN).

Baie-Comeau – Le programme de l’assurance-emploi doit retrouver sa fonction première d’aide financière aux travailleurs qui perdent leur emploi. Le Conseil central Côte-Nord (CSN), Action chômage Haute-Côte-Nord et la Table des groupes populaires de Baie-Comeau ont l’intention de marteler plus que jamais leur message au cours de la campagne électorale fédérale en cours.

Charlotte Paquet

Les trois organismes ont convoqué les médias, lundi matin, pour ouvrir leur jeu. «Les Sans-Chemise et Action chômage Haute-Côte-Nord s’invitent dans la campagne. On va demander aux candidats de se compromettre et d’amener leur chef  à parler d’assurance-emploi», a indiqué Line Sirois, coordonnatrice du groupe Action chômage.

Plus d’un travailleur sur deux n’a pas accès à cette sécurité financière temporaire en raison du resserrement des règles au fil des ans. Pour se qualifier, il faut avoir accumulé de plus en plus d’heures travaillées pour un nombre de semaines de prestations de moins en moins élevé.

Les travailleurs temporaires et saisonniers sont les plus touchés. «On a vu passer dans nos bureaux cet hiver des gens qui ont travaillé toute leur vie et n’ont pas eu droit à l’assurance-emploi», a déploré la dame. Ceux qui se qualifient sont souvent confrontés au trou noir, soit la période sans revenus entre la fin de leurs prestations et leur retour au travail dans leur emploi saisonnier. Ce mois-ci, un travailleur devait avoir accumulé 525 heures de travail pour voir sa demande acceptée, ce qui lui assurait 21 semaines de prestations, donc un trou noir se situant entre 12 et 15 semaines.

Le programme de l’assurance-emploi a été à ce point dénaturé au cours des 25 dernières années qu’aujourd’hui, le ratio prestataires/chômeurs atteint un plancher historique de 38,4 %, selon les trois organismes. Ils réclament notamment une plus grande accessibilité au régime, une hausse du taux de prestations et une plus longue période de prestations.

Attendus de pied ferme

Les candidats en campagne dans la circonscription de Manicouagan sont attendus de pied ferme à un débat qui se tiendra à Forestville, le 13 octobre. «On va poser les bonnes questions. On veut que la vérité sorte. On a des candidats qui parlent une langue et on a des chefs qui parlent une autre langue», a noté Mme Sirois en disant avoir l’appui du candidat du Parti conservateur, Yvon Boudreau, pour améliorer le sort des chômeurs.

Comme l’a précisé Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord (CSN), oui, l’assurance-emploi est une priorité dans la campagne, mais d’autres dossiers doivent également interpeller les candidats. Il pense à la relance de l’industrie forestière et au rehaussement du financement à Radio-Canada, entre autres. Selon lui, la pension de vieillesse à 67 ans est aussi « complètement inadmissible.»

Enfin, Michel Savard, de la Table des groupes populaires compte défendre l’être humain par rapport à l’économie. Il fait notamment référence aux dossiers du logement social et de la condition féminine.

Photo : Line Sirois, d’Action chômage Haute-Côte-Nord, et Michel Savard, de la Table des groupes populaires de Baie-Comeau, entourent Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord (CSN).

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