Jeux de coulisses au PQ : Yves Montigny reste dans la course malgré tout

Par 12:00 AM - 06 octobre 2015
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Baie-Comeau ­– Yves Montigny est déterminé à rester dans la course à l’investiture du Parti québécois, même si des membres de l’exécutif de l’association péquiste de René-Lévesque lui ont demandé de laisser le champ libre à un autre candidat sans l’identifier.

Charlotte Paquet

Des gens ont rencontré M. Montigny la semaine dernière afin de tenter de le convaincre d’arrêter sa précampagne et de se rallier à un candidat non dévoilé, mais qui irait chercher plus d’appuis que lui. « Ils ne m’ont donné aucun nom. Je ne peux pas me retirer et me rallier à un candidat fantôme, même s’il s’agit d’une grosse pointure, comme ils l’ont indiqué. C’est comme si des gens militaient pour quelqu’un qui ne s’est pas encore présenté. Pour moi, c’est de la stratégie, c’est un jeu de coulisses normal», argue-t-il sans s’en faire outre mesure.

Le conseiller pédagogique à la Commission scolaire de l’Estuaire n’a pas la prétention de penser faire l’unanimité dans les rangs péquistes. « Il y a des gens qui ne souhaitent pas que je sois candidat et qui veulent que ce soit quelqu’un d’autre, mais ça arrive dans tous les partis», note-t-il.

Déjà au travail

M. Montigny, qui est toujours le seul aspirant candidat officiel dans la course, travaille fort depuis presque trois semaines déjà en vue de l’investiture péquiste, qu’il a bien l’intention de remporter. Selon lui, la récente démarche effectuée à son endroit prouve que d’autres personnes souhaitaient un couronnement plutôt que de livrer bataille à une investiture. Il voit ça aussi comme la confirmation de son avance dans la course.

Le Baie-Comois d’origine souhaite maintenant que le processus démocratique suive son cours pour le choix du candidat qui défendra les couleurs du Parti québécois lors de la prochaine élection partielle. «Pour moi, la priorité, c’est la démocratie. Si les membres choisissent un autre candidat, je n’ai pas de problème avec ça. L’unité, c’est super important. Il ne faut pas s’entretuer», insiste-t-il.

Il tarde à M. Montigny qu’une date soit fixée et que le candidat retenu soit officialisé. «La candidate libérale, elle, est déjà partie», mentionne-t-il, en référence à Karine Otis, dont la candidature a été officialisée par le premier ministre Philippe Couillard lui-même, à Baie-Comeau, dimanche (voir texte en page 5).

En réflexion

Le directeur général de la Société d’aide au développement des collectivités de Manicouagan, Martin Ouellet, était également en réflexion en début de semaine. Joint à son bureau lundi, il a cependant confirmé qu’il fera connaître sa décision aujourd’hui même (mercredi). Interrogé pour vérifier s’il avait quelque chose à voir dans la démarche de l’exécutif auprès d’Yves Montigny, M. Ouellet a répondu ne pas avoir eu à y intervenir.

Marie-Claude Ouellet, qui travaille à la Direction de la santé publique au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord, a confirmé, en début de semaine, sa présence dans la course à l’investiture du Parti québécois. Elle n’attend que l’enclenchement des procédures pour déposer son bulletin de mise en candidature.

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