Kiddy transmet sa passion du hip-hop jusqu’à Baie-Comeau

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 21 Décembre 2015
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Kiddy, de son nom d’artiste, a 24 ans. À chaque mois, il quitte Montréal, où il enseigne et se produit en spectacle, pour partager son savoir et sa passion avec les 70 élèves de l’Académie de danse de Baie-Comeau. Pendant cinq jours, il entraîne les 10 danseuses de la troupe Oméga, mais donne aussi des cours et des ateliers aux 70 élèves en hip-hop. Également chorégraphe, il supervise le travail des trois professeurs stagiaires.

C’est par l’entremise de Rocky Gagné, un danseur de ballet classique originaire de Baie-Comeau, que l’Académie a réussi à attirer Kiddy afin de continuer de bien servir ses élèves de hip-hop, malgré le départ de sa professeure pour un congé de maternité.

La popularité des films, des émission de télévision et des vidéos n’est pas étrangère à l’ampleur du phénomène. Selon le professeur, le style de danse rejoint les jeunes. «Selon moi, c’est parce que ça vient chercher les jeunes. Le hip-hop, c’est un moyen de s’exprimer plus ou moins de façon pacifique et un moyen de laisser sortir son trop-plein d’énergie», raconte-t-il en entrevue.

Le hip-hop, il le décrit comme une danse qui, à la base, fait appel plus à un sentiment qu’autre chose. «C’est comment tu interprètes la musique avec des gestes ou des mouvements. C’est plus un sentiment que quelque chose de physique à la base», explique-t-il.

Les jeunes

Comme enseignant, Kiddy a les jeunes, les très jeunes même, dans sa mire. «Plus ils sont jeunes, plus ils veulent apprendre», note-t-il. De ses élèves baie-comois, l’enseignant se dit agréablement surpris de leur évolution. «Les deux, trois premiers mois, ça boîtait un peu, mais là, ils en veulent toujours plus», précise-t-il. En son absence, les professeurs stagiaires poursuivent l’enseignement.

Du côté de l’Académie de danse, on se réjouit du recrutement du professeur de hip-hop. «On bénéficie beaucoup de l’expérience de Kiddy. Les jeunes en redemandent. On veut se servir de cette lancée-là. Les enseignants stagiaires (deux filles et un garçon) apprennent aussi beaucoup. Ils s’abreuvent de son expérience», raconte son président, Gervais Bélanger.

À Baie-Comeau, le hip-hop n’est pas l’apanage des filles. Chez les débutants (à compter de huit ans), on retrouve passablement de garçons. Il y en a aussi au sein du niveau intermédiaire (12-13 ans).

Fait à noter, l’Académie de danse a tenu une journée portes ouvertes pour découvrir le hip-hop, samedi, en présence de son professeur Kiddy. Une vingtaine de personnes ont répondu à l’invitation.

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