Le député Ouellet réagit au budget de façon mitigée

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 22 mars 2016
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Baie-Comeau – Le député Martin Ouellet réagit au budget provincial 2016-2017 d’un ton plutôt mitigé. S’il voit notamment d’un bon œil les nouvelles mesures destinées à donner de l’oxygène à l’industrie forestière, il considère cependant que les familles n’y gagnent guère.

« On voit que pour équilibrer son budget, on déséquilibre celui des familles », déplore le représentant péquiste de la circonscription de René-Lévesque à l’Assemblée nationale du Québec.

Sur le montant de 1 500 $ que Québec est allé chercher dans les poches de la famille moyenne cette année en hausse de taxes et de tarifs divers (essence, électricité, garderie et autres), le nouveau budget n’offre qu’un mince retour de 60 $, affirme l’élu, déçu.

« L’autre chose qui m’embête un peu, c’est que le budget pour le développement des territoires diminue encore de 475 000 $ », souligne M. Ouellet. Il ne manque pas de noter que le budget qui a permis aux régions de se doter, au fil des ans, d’outils de développement, tels que les Conférences régionales des élus et les Conseils locaux de développement (CLD), ont déjà été amputés de 60 % au cours de l’année qui se termine.

« Cela équivaut en partie à abandonner les régions », déplore le député.

Mesures encourageantes

Québec envoie des signaux encourageants du côté de l’industrie forestière (lire autre texte en page 5), mais pas seulement là.

M. Ouellet cite l’aval donné à un projet-pilote sur la mobilité étudiante dans les cégeps. Ce principe de mobilité permettra à des étudiants inscrits dans des cégeps des grands centres urbains et intéressés à étudier en région éloignée le temps d’une session ou plus de recevoir une compensation financière.

Cette mesure, explique le député, permettra en quelque sorte de désengorger certains cégeps et d’augmenter le nombre d’étudiants, et le financement qui vient avec, dans d’autres.

Enfin, le péquiste salue aussi l’injection de fonds pour soutenir les centres de transfert technologique dans les cégeps afin d’arrimer leurs projets de recherche vers les besoins de leur milieu. Le Centre d’expérimentation et de développement en forêt boréale (CEDFOB) pourrait en profiter.

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