Victime d’un incendie, la famille Martel-Dubé accepte tous les dons

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 29 juin 2016
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Myreillle Martel, qui a subi une importante chirurgie quelques jours avant l’incendie de sa résidence, et Daniel Dubé se relèvent de cette tragédie un jour à la fois.

Baie-Comeau – La tragédie qui a frappé Myreille Martel, Daniel Dubé et leurs cinq adolescents à la mi-juin, à Ragueneau, ne laisse personne indifférent. Tout perdre dans l’incendie de sa maison, ça ébranle. Réaliser que notre assurance biens et meubles était insuffisante pour couvrir la valeur de remplacement, ça ébranle encore plus. Heureusement, plusieurs citoyens compatissent avec la famille sinistrée et souhaitent l’aider.
Conscient que des gens veulent donner des choses, mais ignorent comment s’y prendre, le couple Martel-Dubé intervient publiquement pour les orienter. Il est possible de faire des dons en argent via le site Internet de Structural (www.structuralrt.ca), propriété de leur voisin. Un système PayPal est offert. Pour les dons de meubles, de vêtements et autres, on peut contacter directement M. Dubé au 418 297-6897.
La famille recomposée a loué un entrepôt afin d’y déposer ce qu’elle reçoit, car, pour le moment, elle loge dans un appartement de quatre pièces et demie fourni par sa compagnie d’assurance pour 60 jours. Tout ce qu’elle recevra sera bienvenu.
« Le but premier de la chose (intervention publique), ce n’est pas de montrer aux gens qu’on fait pitié, car on s’organise avec pas grand-chose. Mais tout le monde veut donner et le téléphone n’arrête pas de sonner chez mes parents », explique Myreille Martel.
Tout perdu
La famille a tout perdu ou presque dans l’incendie causé par une défectuosité électrique de la cuisinière. Le sinistre est survenu tout juste cinq jours après la sortie de l’hôpital de la dame, opérée pour une hystérectomie à l’âge de 39 ans, ce qui n’est pas fréquent.
Dans la maison de deux étages, en plus du sous-sol, il n’y a à peu près plus rien de récupérable. Les deux conjoints doivent se rééquiper comme deux jeunes adultes qui quittent la maison familiale pour cohabiter. Cependant, dans leur cas, il faut ajouter cinq adolescents.
La laveuse et la sécheuse seront peut-être utilisables, tout comme le poêle à bois. Quelques vêtements ont pu être sauvés des flammes, mais l’odeur de fumée est difficile à faire disparaître, même après de multiples lavages. Des casseroles et un peu d’ustensiles ont aussi été sortis des débris.
Assurance insuffisante
Si la maison était assurée suffisamment, les biens et meubles ne l’étaient pas. Selon eux, leur assureur estime que la valeur de 32 000 $ inscrite au contrat d’assurance correspond davantage au contenu d’un appartement quatre pièces et demie plutôt qu’à celui d’une maison. « Je n’avais jamais pensé à bonifier la valeur de l’assurance pour les biens et meubles », admet M. Dubé.
La somme que la famille de sept personnes recevra pour se remeubler et racheter tout ce qu’elle a perdu sera largement insuffisante, l’a avertie son assureur. Aussi, tous les dons sont bienvenus, même si Mme Martel, peut-être par fierté, refuse de parler de sollicitation. Tout ce qu’elle et son conjoint souhaitent, c’est d’informer les citoyens qui veulent les aider sur les façons de faire.
« Ce n’est pas une demande qu’on fait. C’est juste pour clarifier les choses pour les gens qui veulent donner », affirme la dame, qui tente de demeurer positive dans les circonstances. « Moi et lui (son conjoint), le ciel pourrait nous tomber sur la tête… mais c’est sûr que ça nous empêche de dormir un peu. C’est assez gros pour être titillés », laisse-t-elle tomber.
Fait à noter, Myreille Martel est à l’emploi de la clinique d’optométrie Nova Vision tandis que Daniel Dubé travaille pour la Commission scolaire de l’Estuaire.

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