48 heures après mon arrivée, toujours vivante, souriante et épatée!

Par 12:00 AM - 02 août 2016
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13 heures et demie de vol, trois escales (New-York-Atlanta et enfin, Rio), 35 heures sans dormir entre les vols et les escales, mais ça vaut le coup. Fraichement débarqués à l’aéroport aux premières heures du matin, on récupère nos valises rapidement, les douaniers sont accueillants et on se sent vite en sécurité.

En attente de mon taxi; militaires armés, policiers, gendarmes, garde de sécurité font des va-et-vient à l’entour de nous. Quoique toujours impressionnée par la garde militaire, fusil à la main, on ne s’habitue pas, mais, pour une fois, je suis heureuse qu’ils soient présents.

Sur la route qui nous mène à notre appartement, on traverse la ville d’est en ouest, ce qui nous permet rapidement de constater la pauvreté du pays, de par ses différentes favelas (bidonvilles brésiliens).

On a beau lire et voir des reportages sur le sujet, on n’est pas préparé par ce choc culturel, par cette réalité qui est loin de nous. Enfin arrivée et installée, je suis fière d’avoir sélectionné cet appartement. Nous sommes comme dans une villa, avec gardiens de sécurité, grilles, guérite à l’entrée, piscine, sauna, cantine et un gym. Les commerces de services à proximité à moins de 5 minutes de marche et divers centres commerciaux aussi. Je me sens déjà comme chez moi.

Je vous avoue que Rio est une mégapole vivante et excentrique, dans toute sa démesure. Cette ville, construite tout autour de cet immense rocher, du haut de son pain de sucre, touche le ciel, se laisse border par ses plages et l’océan avec une nature luxuriante et sa diversité culturelle ne laisse pas indifférent. Le son des divers dialectes à mes oreilles est une berceuse et j’adore ce dépaysement.

Défier les grands titres des nouvelles internationales pour vivre pleinement le Brésil!

Jour 1 : l’accréditation! L’endroit où il faut aller se trouve à l’autre bout de la ville et personne ne nous a renseigné sur quel autobus prendre pour s’y rendre. Ici, les transferts n’existent pas. Tu changes de bus, tu dois repayer 3.80R. Après deux autobus et 2 h 30 de route plus tard, voilà qu’on arrive à la vieille gare centrale de Rio. Débarquement immédiat. Je croyais être un personnage dans la chanson de Plume Latraverse : « La première fois que j’ai été a gare centrale a Montréal – S’était pas des trains que j’avais peur – S’était des nègres. »

C’est le bordel : marché public désorganisé, pauvreté extrême, des itinérants couchés un peu partout par terre, égouts à ciel ouvert; sauve qui peut!  GO! On prend un téléphérique qui traverse une favela… sans mots.

Un ami américain, que je viens de rencontrer aujourd’hui m’a dit que nous étions FOUS d’avoir pris ce raccourci… mais on ne s’est jamais senti menacés. Au retour, un The man in black nous a gentiment aidé à trouver le bon autobus et nous a suivi…. trait typique de l’hospitalité brésilienne, mais je vous avoue que j’ai cru un moment qu’une arnaque se dessinait devant nous. Moralité : faut croire qu’il y a encore des bonnes gens en ce monde et que nous devons  nous ouvrir et faire confiance.

Jour 2 : Je dresse la barre un peu plus haut. Voilà mon défi, après 24 h depuis mon arrivée. La Columbo en moi a bien beau chercher dans tous les recoins, et ce, même dans la jungle brésilienne, la présence du petit maringouin porteur du Zika, en vain! Martine 1 : Zica 0. En moins de 24 h, j’ai nourri de petits singes dans le Parc National de Tijuca, vu un capybarra (le plus gros rongeur au monde), me suis promené sur un ponton, sur une lagune remplie de déchets flottants qui cache probablement les pires bêtes de l’Amérique du Sud, me suis baladé avec mon appareil photo ET….. je suis toujours vivante et en santé.

La morale de cette histoire est, certes, de garder les yeux bien ouverts sur tout ce qui se passe tout autour de nous, mais faut faire confiance aux humains, aux gens que l’on rencontre, s’ouvrir pour ainsi mieux grandir. C’est ce que moi j’appelle sortir de ma zone de confort!

 

 

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