Baie-Comeau freine la progression du salaire des cadres

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 01 Décembre 2016
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Le directeur général François Corriveau (à droite) affirme que l’entente permet de ramener les salaires des cadres de la Ville de Baie-Comeau à la moyenne de ce qui est payé par les autres municipalités de même taille au Québec.

Le directeur général François Corriveau (à droite) affirme que l’entente permet de ramener les salaires des cadres de la Ville de Baie-Comeau à la moyenne de ce qui est payé par les autres municipalités de même taille au Québec.

Baie-Comeau – Une nouvelle entente fixant les conditions de travail des cadres vient d’intervenir à la Ville de Baie-Comeau. Couvrant une période de quatre ans et rétroactive au 1er janvier 2014, elle permet de ramener les salaires à un niveau équivalant à la moyenne provinciale dans les municipalités de même taille.

Auparavant, les cadres baie-comois pouvaient se targuer de gagner entre 3 et 6 % de plus que leurs vis-à-vis. Ce n’est maintenant plus le cas.

En effet, le règlement prévoit le versement d’un montant forfaitaire de 1 % pour les années 2014 et 2015. En 2016, le même montant forfaitaire est versé, mais il s’ajoute à l’application d’une nouvelle grille salariale découlant d’une révision de la classification des emplois dans un souci d’équité.

Les émoluments de certains cadres sont ainsi bonifiés tandis que ceux d’autres sont gelés, et parfois même pour quelques années.

En 2017, l’entente prévoit une augmentation de salaire de 1,5 % à des employés et un montant forfaitaire de 1,5 % à d’autres, soit ceux dont la rémunération est plus élevée que ce que prévoit la nouvelle grille salariale.

Arrêter les progressions

Le maire Claude Martel est particulièrement satisfait de cette entente puisqu’elle évite de voir progresser les échelles salariales. « La seule façon d’arrêter les progressions de salaire, c’est de mettre un montant forfaitaire », dit-il.

Les négociations entre la Ville et ses cadres ont été entreprises en 2016 à la suite de deux années de gel de salaire. Le dégel des salaires a fait partie des discussions, et ce, à la lumière des gains obtenus depuis par les cols blancs lors du renouvellement de leur convention collective, explique le directeur général, François Corriveau.

L’impact de l’entente pour renflouer les régimes de retraite, qui fait bondir les cotisations des travailleurs, a également été pris en considération dans le cadre des négociations.

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