Rétro 2016 – Le projet Optilab s’annonce

Par 12:00 AM - 08 janvier 2017
Temps de lecture :
Une des manifestations tenues contre le projet Optilab au cours de l’année. Il s’agit de celle de l’APTS tenue en novembre.

Une des manifestations tenues contre le projet Optilab au cours de l’année. Il s’agit de celle de l’APTS tenue en novembre.

En avril, on apprenait que sur un horizon d’un an ou deux, une partie des analyses effectuées actuellement dans les laboratoires de la Côte-Nord serait transférée vers un méga-laboratoire à l’Hôpital de Chicoutimi. Il était toutefois trop tôt pour déterminer quelles analyses prendraient la route du Saguenay, l’étude s’étant amorcée au courant de l’année 2016.

Les changements à venir suscitaient déjà l’inquiétude. Une vive opposition s’est d’ailleurs rapidement fait entendre en provenance de divers groupes et syndicats, qui craignent des impacts pour les patients et pour les employés des laboratoires nord-côtiers, notamment en raison du transport des échantillons et des pertes de spécimens que cela pouvait occasionner.

Une pétition avait été lancée sur le site de l’Assemblée nationale pour obtenir un moratoire sur projet.

Plusieurs villes et MRC québécoises, dont Baie-Comeau, avaient signifié publiquement leur appui à cette requête au cours du mois de juin. Plusieurs manifestations ont été organisées par les différents syndicats touchés au cours de l’année.

En juillet, de passage à Sept-Îles, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, affirmait qu’Optilab pourrait être adapté à chaque région et que tous les laboratoires de la Côte-Nord ne fermeraient pas.

En octobre, à la suite d’une rencontre tenue au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord, les syndicats n’avaient toujours pas plus de réponses à leurs questions.

Le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, avait ajouté sa voix à celle des nombreux détracteurs d’Optilab. En décembre, après avoir visité les laboratoires de sa circonscription, il disait craindre que des équipements médicaux financés par les dons de la population quittent la région.

Partager cet article