Les travaux de réparation s’amorceront ce printemps

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 25 janvier 2017
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Des travaux de réparation seront bientôt effectués pour effacer les traces laissées par l’émeute de novembre 2015 à l’établissement de détention de Baie-Comeau. Photo Le Manic.

Des travaux de réparation seront bientôt effectués pour effacer les traces laissées par l’émeute de novembre 2015 à l’établissement de détention de Baie-Comeau. Photo Le Manic.

Baie-Comeau – Les traces laissées par l’émeute de novembre 2015 à l’établissement de détention de Baie-Comeau disparaitront d’ici l’été. Il retrouvera alors sa pleine capacité carcérale de 107 places, limitée à 65 depuis l’événement.

À la Société québécoise des infrastructures (SQI), Martin Roy, porte-parole auprès des médias, confirme que les travaux s’amorceront au cours du printemps pour se terminer pendant l’été. La confection des plans et devis est sur le point de s’amorcer et par la suite, un appel d’offres sera lancé pour la réalisation des travaux.

En juin 2016, la SQI a obtenu du ministère de la Sécurité publique (MSP) le mandat de remise en état des installations du secteur détruit avec une mise à niveau. Un programme de besoins a été élaboré. Des relevés ont été effectués sur les lieux.

Selon M. Roy, les travaux consisteront notamment dans le remplacement de vitrage, de luminaires, de conduits de ventilation et de systèmes de sécurité. Comme le contrat pour la réalisation des travaux n’est pas encore attribué, il refuse d’en estimer le cout. Au lendemain de l’émeute, le MSP avait évalué les dommages à environ 100 000 $.

Les imposants dommages découlant du soulèvement ont entrainé la fermeture complète d’une aile de la prison, dont la capacité carcérale disponible a été réduite à 65 places. Au début de la semaine dernière, 51 détenus purgeaient leur peine à Baie-Comeau, confirme Olivier Cantin, porte-parole du MSP.

Rappel des faits

On se souviendra qu’une altercation entre deux détenus a été à l’origine d’un soulèvement dans la soirée du 2 novembre 2015. Au plus fort de l’émeute, une vingtaine de prisonniers ont été impliqués dans la bagarre et dans le grabuge qui a suivi.

Même si les policiers de la Sûreté du Québec se tenaient à l’extérieur et prêts à intervenir, ils n’ont pas eu à le faire. Les agents correctionnels de l’établissement sont parvenus à rétablir le calme, notamment grâce à l’utilisation de gaz renfermant des agents inflammatoires.

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