La MRC de Manicouagan relance le projet de pont

Par Steeve Paradis 12:00 AM - 24 août 2017
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La MRC de Manicouagan veut que Québec revoit le projet de construction d’un pont sur le Saguenay en se basant sur des projets comparables, comme celui du pont Hagolaland, récemment complété en Norvège. Photo Norwegian Publics Roads Administration

La MRC de Manicouagan veut que Québec revoit le projet de construction d’un pont sur le Saguenay en se basant sur des projets comparables, comme celui du pont Hagolaland, récemment complété en Norvège. Photo Norwegian Publics Roads Administration

Baie-Comeau – Avec des élections provinciales dans environ un an, la MRC de Manicouagan tient à remettre sur la place publique le projet de construction d’un pont sur le Saguenay, chimère pour les uns et pièce incontournable du développement de la Côte-Nord pour les autres.

Dans sa résolution, la MRC réclame que le gouvernement commande une nouvelle étude de conception et de couts « pour la construction d’un lien terrestre sur la rivière Saguenay entre les régions de la Côte-Nord et de Charlevoix ».

Les élus demandent à Québec de baser leurs études sur des ponts comparables récemment construits en Norvège. « On nous dit qu’en Norvège, on en fait (des ponts) à 250 millions. C’est réalisable ici, rapidement et on aimerait ça que Québec repense au projet », a souligné le préfet Claude Martel, en affirmant que les précédentes études pour un pont ne reflètent pas la réalité, certaines frôlant le milliard en couts de réalisation. « Quand tu ne veux pas qu’un projet se fasse, tu mets un prix qui n’a pas d’allure », a-t-il déclaré.

Celui qui est également maire de Baie-Comeau ne manque pas non plus de rappeler le cout exorbitant des futurs traversiers entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine, qui serait passé de 125 à 250 M$. Ceci sans compter le retard interminable, le Armand-Imbeau II et le Jos-Deschênes II devant être livrés en 2015.

« Si on avait réfléchi à tout ça avant de construire de nouveaux traversiers, on aurait un pont aujourd’hui », fait valoir M. Martel.

Plusieurs bonnes raisons

La résolution de la MRC énumère plusieurs raisons qui, selon elle, militent en faveur du pont, la première étant la sécurité des usagers de la route 138.

On souligne que la traverse crée trois situations problématiques, soit le syndrome de la traverse, l’effet de peloton et une congestion dangereuse dans la côte de Tadoussac. Les futurs traversiers, plus gros, vont accentuer ce phénomène, estime-t-on.

Les élus de la Manicouagan soutiennent aussi que la Côte-Nord représente 2,2 % du produit intérieur brut du Québec, que la région a besoin d’infrastructures de transport fluides pour contribuer davantage à l’économie, notamment avec le Plan Nord, et que le chantier du pont aurait un impact majeur sur l’économie du Québec.

Le conseil de la MRC n’oublie pas non plus de mentionner que les Nord-Côtiers, au même titre que les autres Québécois, « méritent des axes routiers efficaces et sécuritaires pour se déplacer » et que le gouvernement « pourrait économiser des centaines de millions de dollars avec un pont plutôt que d’opérer des traversiers ».

 

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