Une porte motorisée heurte une dame de 79 ans

Photo de Charlotte Paquet
Par Charlotte Paquet

Baie-Comeau – La quincaillerie Rona Roland Tremblay de Baie-Comeau connait des problèmes à l’une de ses trois portes motorisées. Depuis 2015, ils auraient causé au moins trois incidents, dont la gravité du dernier a nécessité le transport à l’hôpital par ambulance d’une cliente âgée de 79 ans.

La porte défectueuse est celle située à deux pas des caisses. Elle permet aux gens de sortir de l’intérieur du magasin avant d’atteindre le vestibule, puis l’extérieur.

Le vendredi 8 décembre en après-midi, une dame a été atteinte par la porte qui s’est refermée sur elle (en glissant) avant qu’elle n’ait eu le temps franchir la zone. « Elle marchait tranquillement. On a vu la porte se refermer sur elle. Elle ne s’est pas parée du tout. Elle a perdu pied et est tombée de côté. Elle s’est cognée la tête », raconte Caroline Martel, directrice de la quincaillerie.

Des employés ont tout vu. Au sein du personnel, un premier répondant s’est rapidement rendu près de la victime, tout comme Mme Martel. Elle s’est entretenue avec celle qui était toujours étendue au sol. « Elle était nerveuse et ne voulait pas aller à l’hôpital », souligne la directrice.

Par prudence, la septuagénaire a été transportée par ambulance à l’hôpital afin de subir différents examens. Le lundi suivant, le conjoint de la dame, qui l’accompagnait au moment de l’événement, s’est rendu à la quincaillerie pour confirmer qu’elle se portait bien.

Une question de délai

Grâce à un détecteur de mouvement, la porte motorisée s’ouvre lorsqu’une personne s’en approche. Son ouverture dure un certain laps de temps avant qu’elle ne se referme. Selon Mme Martel, ce n’est pas tout le monde qui est conscient que la porte ne demeure pas éternellement ouverte.

La direction du commerce est en discussion avec le vendeur de la porte, une entreprise locale. « Est-ce que notre laps de temps est suffisant? C’est ça qu’on regarde. Cet accident-là, on ne veut plus que ça se produise », affirme la directrice.

Le propriétaire de l’entreprise, Vincent Tremblay, n’était pas sur place lors de l’incident du 8 décembre. Il rappelle que des trois portes motorisées, une seule semble poser problème. Il confirme que deux autres événements sont survenus dans le passé, mais qu’ils étaient loin d’être aussi graves que le dernier. « Ce n’est pas arrivé souvent, mais c’est arrivé trop souvent », martèle-t-il.

Des hasards

Par le plus grand des hasards, deux jeunes frères ont vu la porte se refermer sur eux à un an d’intervalle. Quand leur père, Sébastien Tremblay, a appris de son propre frère, témoin du dernier incident, que l’équipement venait à nouveau de heurter une personne, il a décidé de porter la situation à l’attention du public.

En 2015, raconte M. Tremblay, son fils ainé, alors âgé de six ans, a vécu une mauvaise expérience avec la porte, mais sans trop de mal finalement. À l’été 2016, le papa sortait du magasin en compagnie cette fois-ci de son plus jeune fils, qui avait quatre ans, lorsque la même situation s’est produite.

« Elle (la porte) s’est refermée dessus et est débarquée de ses rails en plus. Il a pris une méchante débarque et a été sonné. J’ai appelé le propriétaire pour l’avertir de faire quelque chose avec sa porte. Il a dit qu’il allait remédier à la situation », souligne-t-il.

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