L’immobilier à Baie-Comeau en 2017 – Le nombre de ventes diminue, mais les prix se raffermissent

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 26 janvier 2018
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L’évaluateur professionnel André Richard recense mensuellement le nombre de propriétés qui changent de main à Baie-Comeau et à Forestville, ainsi qu’à Port-Cartier, à Sept-Îles et à Havre-Saint-Pierre. Photo archives Le Manic

L’évaluateur professionnel André Richard recense mensuellement le nombre de propriétés qui changent de main à Baie-Comeau et à Forestville, ainsi qu’à Port-Cartier, à Sept-Îles et à Havre-Saint-Pierre. Photo archives Le Manic

Baie-Comeau – La léthargie du marché immobilier s’est accentuée à Baie-Comeau en 2017 avec à peine 166 transactions conclues, le plus bas niveau en 11 ans au moins. Pendant ce temps, la situation était plus réjouissante dans les quatre autres principales villes de la Côte-Nord.

D’après le portrait des transactions dressé par la firme Les Évaluations immobilières Richard & associés, qui englobe les ventes par les courtiers et les particuliers, il y a eu 10 transactions de moins de 2016 à 2017. « Il s’en est vendu quasiment le même nombre », précise l’évaluateur professionnel André Richard.

Même si l’écart n’est pas énorme, le phénomène à la baisse demeure quasi constant depuis bien longtemps. À titre d’exemple, en 2012, 245 transactions avaient été enregistrées à Baie-Comeau. Cinq ans plus tôt, il était question de 265 ententes conclues entre vendeurs et acheteurs de résidences.

Bonne nouvelle, les prix de vente moyens se sont quelque peu raffermis en l’espace d’un an. En 2017, ils s’établissaient à 162 800 $ dans le secteur Est (158 100 $ en 2016) et à 180 500 $ dans le secteur Ouest (169 000 $ en 2016). Les meilleurs prix de vente des dernières années ont été obtenus en 2014 avec 185 000 $ du côté est et 193 900 $ du côté ouest.

Fait à noter, les ratios des prix de vente sur l’évaluation municipale se sont situés autour de 93 % dans l’ensemble de la ville de Baie-Comeau.

Pire encore en périphérie
Oui, la chute se poursuit à Baie-Comeau, mais c’est pire encore en périphérie. « Heureusement qu’il y a un marché à Baie-Comeau, car si vous allez dans les villages à côté, les gens ne sont pas là pour acheter, même à rabais », souligne M. Richard.

Les retraités qui partent de la région influencent le marché immobilier, tout comme la rationalisation dans les entreprises ou même les fermetures dans certains cas. Les propriétaires incapables de rembourser leur hypothèque qui choisissent de remettre les clés de leur maison à leur institution financière sont toujours présents. M. Richard évalue deux à trois de ces propriétés chaque mois.

Ces reprises de finances peuvent faire suite à des mises à pied ou à des divorces, mais aussi à des propriétaires qui ont vu trop grand. L’évaluateur fait notamment référence à quelqu’un qui se lance dans un projet majeur de rénovations et frappe un mur alors « que la banque ne suit pas ».

Portrait différent ailleurs
Si l’on se fie au portrait des transactions de la firme Les Évaluations immobilières Richard & associés, le marché immobilier de Baie-Comeau fait véritablement bande à part dans les principales villes de la Côte-Nord.

À Forestville, c’est la quasi-stabilité avec 23 ventes, soit une de plus en un an. Cependant, du côté est de la région, la dernière année a été prolifique, même si la reprise aura été insuffisante pour rattraper les pertes accumulées au fil des ans. Ainsi, le nombre de transactions est passé de 37 à 54 à Port-Cartier, de 138 à 171 à Sept-Îles et de 6 à 25 à Havre-Saint-Pierre.

Dans les quatre localités, les prix de vente moyens sont cependant en baisse. À Forestville, il est passé de 112 125 $ à 110 700 $ et à Port-Cartier, de 189 200 $ à 185 300 $. Du côté de Sept-Îles, le prix moyen a chuté de 237 000 $ à 233 000 $ pendant qu’à Havre-Saint-Pierre, il diminuait de 199 200 $ à 185 200 $.

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