Pointe-aux-Outardes acquerra trois afficheurs de vitesse

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 02 mars 2018
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Le maire de Pointe-aux-Outardes, Serge Deschênes. Photo archives Le Manic

Le maire de Pointe-aux-Outardes, Serge Deschênes. Photo archives Le Manic

Baie-Comeau – La municipalité de Pointe-aux-Outardes s’apprête à acquérir non pas un, mais bien trois afficheurs de vitesse de type radars pédagogiques afin de sensibiliser les automobilistes à lever le pied sur son territoire.

Le projet représente un investissement de 20 830 $. Pour l’aider à payer la facture, la municipalité a tenté d’obtenir une contribution du programme de soutien aux projets structurants, géré par la MRC de Manicouagan, mais ce fut en vain. Qu’à cela ne tienne, elle va tout de même de l’avant et puisera les fonds nécessaires dans ses coffres.

« C’est un vœu de la population. Tout le monde est d’avis que c’est un projet dont on a besoin. On vise qu’ils (les radars pédagogiques) soient opérationnels pour l’été », indique le maire Serge Deschênes.

Des demandes ont déjà été adressées à la Sûreté du Québec pour l’augmentation du nombre de patrouilles dans la municipalité afin de réduire la vitesse, mais comme le souligne l’élu, les policiers ne peuvent pas être sur place constamment.

Les trois afficheurs mobiles, qui se présentent sous forme de panneaux qui indiquent la vitesse à laquelle roule l’automobiliste qui passe devant, seront installés sur le territoire municipal selon les besoins, comme lors du Festival country des Nord-Côtiers ou pour la rentrée scolaire.

Pointe-Lebel a acquis un radar pédagogique en 2017 avec comme principal objectif de faire ralentir les automobilistes dans le parc Langlois, à proximité du nouveau parc familial. Son efficacité ne fait aucun doute. L’équipement a également été déplacé sur le territoire selon les besoins.

Pourquoi un refus?

Si la MRC a décidé de ne pas donner son aval à la demande d’aide financière, c’est parce qu’elle considère qu’il ne répond pas aux critères d’un projet structurant et qu’il appartient aux municipalités et au ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports d’assurer la sécurité des citoyens.

De plus, elle ne souhaite pas créer de précédent ou d’injustice avec des municipalités qui auraient déjà acquis de tels équipements à même leur budget. Fait à noter, Pointe-Lebel a profité des subventions obtenues pour son projet de parc familial, réalisé en 2016, pour y inclure l’achat de l’afficheur de vitesse.

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