« C’est la recherche qui m’a sauvée » – Marie-Hélène Dion

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Par Charlotte Paquet

Baie-Comeau – Une semaine après sa première participation au Relais pour la vie en 2017, Marie-Hélène Dion recevait un diagnostic de cancer du sein. Loin de se laisser abattre, elle a plongé tête première dans le combat de sa vie et, aujourd’hui, la femme de 40 ans martèle à qui veut l’entendre que la recherche est importante et que sans elle, elle ne serait plus là.

« Je suis passée au travers et c’est la recherche qui m’a sauvée. Si je suis encore là aujourd’hui, c’est grâce à la recherche », affirme la mère de cinq enfants de Ragueneau.

En plus de deux chirurgies et de difficiles traitements de chimiothérapie et de radiothérapie, Mme Dion a eu accès à l’herceptin, un médicament qui, selon elle, a été approuvé par Santé Canada en 2005 pour le traitement des cancers du sein hormodépendants. « C’est vraiment le médicament qui cible ce genre de tumeur », précise-t-elle.

Son combat contre la maladie au cours de la dernière année n’a pas empêché la maman de mettre le paquet dans la collecte de dons en vue de sa deuxième participation au Relais pour la vie de Baie-Comeau et Haute-Côte-Nord, le 16 juin, au parc des Pionniers.

Avec ses coéquipières de l’équipe Les Gonzesses, elle a organisé une panoplie d’activités de financement. « On a fait beaucoup de tirages, de ventes de chocolat et, récemment, un gros déjeuner-bénéfice, toujours avec l’aide de commanditaires », cite-t-elle à titre d’exemple.

Au début de la semaine dernière, Les Gonzesses ont officiellement remis un chèque au montant de 11 200 $ à Stéphanie Tremblay, la présidente du comité organisateur de l’événement-bénéfice de la Société canadienne du cancer.

Ne pas lâcher

Mme Dion invite les gens à continuer d’ouvrir leur cœur et leur portefeuille pour la recherche. « Car c’est certain que c’est la recherche qui va sauver le monde. Il y a toujours de la nouvelle médication ou des nouveaux traitements cibleurs. C’est la recherche, la recherche et la recherche », insiste celle qui continue de croire qu’un jour, tous les cancers seront guéris.

Enfin, si pour passer au travers la maladie il y a les chirurgies, les traitements et la médication, l’entourage est également très important, confie la survivante. « Ma famille, mes amis, ma gang autour de moi, ça apporte tellement. J’ai souvent pensé (pendant le processus) aux gens seuls en me demandant comme ils réussissaient à passer au travers », conclut-elle.

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