La CAQ en offensive régionale

Par Steeve Paradis 12:00 AM - 28 septembre 2018
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Candidate vedette de la CAQ, Sonia LeBel s’est arrêtée à Baie-Comeau vendredi après-midi pour appuyer le candidat du parti dans René-Lévesque, André Desrosiers. Photo Le Manic

Baie-Comeau – La Coalition avenir Québec (CAQ) était en mode séduction dans plusieurs régions du Québec ce vendredi. Sur la Côte-Nord, la mission de faire un arrêt à Sept-Îles et Baie-Comeau est revenue à Sonia LeBel.

L’ex-procureure de la Commission Charbonneau et candidate de la CAQ dans Champlain a fait valoir que le parti se déploie dans plusieurs régions dans cette fin de campagne électorale car « la CAQ a la prétention de pouvoir convaincre les régions » de se laisser porter par le changement que dit vouloir instaurer le chef du parti, François Legault.

Née à Matane, Sonia LeBel assure qu’elle connaît les régions. Elle se présente aussi dans Champlain, en Mauricie, une circonscription « qui comporte plusieurs petites municipalités », comme c’est le cas pour René-Lévesque et Duplessis.

Selon celle qui est appelée à jouer un rôle-clé dans un éventuel gouvernement de la CAQ, son expérience comme procureure de la Couronne lui a permis de « voir sur le terrain l’appareil gouvernemental se complexifier, s’éloigner du citoyen. Nous, Ça fait 15 ans qu’on le voyait venir, l’arrêt Jordan », a-t-elle lancé en référence à la décision de la Cour suprême qui détermine un délai maximal entre le dépôt d’une accusation et la tenue d’un procès, à défaut de quoi les procédures doivent être abandonnées.

« Dans tous les secteurs, tout ce qu’on entend du citoyen (à propos de l’appareil gouvernemental), c’est que c’est long, c’est compliqué et que ça ne donne rien », a-t-elle ajouté.

Quant au candidat du parti dans René-Lévesque, André Desrosiers, il a souligné qu’il ne pouvait décemment participer au débat de mercredi à la station CHLC puisque le chef François Legault était au même moment à Tadoussac. Il a affirmé avoir demandé de pouvoir retarder l’heure du débat, mais la chose n’était pas possible.

M. Desrosiers a aussi dit ne pas être surpris de faire l’objet d’attaques de ses rivaux péquiste et libéral en raison de la position de son parti dans les sondages nationaux. Sur la Côte-Nord toutefois, les coups de sonde mettent le Parti québécois en avance dans les deux circonscriptions.

« C’est sûr que je suis la cible de mes adversaires, parce que la CAQ est la parti qui a le plus de chances de former le prochain gouvernement », a-t-il rétorqué.

é.

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