Sa maison mobile n’était pas assurable – Un sinistré du parc Murray essuie des pertes de près de 100 000 $

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 07 novembre 2018
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La chambre à coucher de Jacques Pelletier ainsi que la porte d’entrée et les fenêtres de sa maison mobile ont été gravement endommagées par la chaleur se dégageant de l’incendie du 26 octobre. Photo Le Manic

La chambre à coucher de Jacques Pelletier ainsi que la porte d’entrée et les fenêtres de sa maison mobile ont été gravement endommagées par la chaleur se dégageant de l’incendie du 26 octobre. Photo Le Manic

Baie-Comeau – L’incendie survenu au parc Murray de Pointe-Lebel le 26 octobre a fait bien des ravages. Même si une seule maison mobile a été complètement détruite, dans le voisinage, d’autres propriétés ont subi de lourdes pertes, notamment celle de Jacques Pelletier.

« Ça déculotte un gars », lance M. Pelletier, qui vit seul avec son chien. Au lendemain du terrible sinistre, il a accepté la proposition de la municipalité de le mettre en lien avec la Croix-Rouge. Il est le seul des sinistrés à l’avoir fait. « Ils m’ont donné deux jours de motel et 192 $ de linge chez Walmart », explique celui qui n’avait pratiquement plus de vêtements, hormis ceux qu’il portait ce jour-là.

C’est que la chaleur produite par le brasier de la propriété voisine a fait fondre le revêtement d’une partie de sa maison mobile et fait éclater ses fenêtres. La partie du bâtiment où se trouve sa chambre à coucher a été très endommagée.

Le citoyen évalue ses pertes à près de 100 000 $ et, malheureusement, il n’est pas assuré. Sa maison mobile, souligne-t-il, n’était pas assurable en raison de son année de construction, soit 1965. Il ne serait pas le seul propriétaire touché par l’incendie à ne pas être assuré. Selon lui, cinq maisons mobiles, dont celle en cendres, ont été affectées et six garages détruits.

Au moins la moitié de ses biens perdus concerne le contenu de son garage. À lui seul, dit-il, son coffre d’outils de mécanicien renfermait pour près de 20 000 $ d’outils. « J’étais mécanicien, mais je ne travaille plus, mon bras est fini », laisse tomber l’homme de 60 ans.

Message de désespoir

Le soir du drame, M. Pelletier a lancé un message de désespoir sur Facebook. En substance, il a alors dit avoir passé sa vie à amasser des choses, que ce soit des outils ou des équipements de toutes sortes, et qu’en l’espace de quelques heures, il venait de tout perdre, même des choses qu’il n’avait pas fini de payer, comme son véhicule tout terrain. « J’en mène pas large en cr… à soir », avait-il alors conclu.

Son appel à l’aide n’est pas resté lettre morte. Le lendemain, une douzaine de personnes allaient l’aider aux travaux de réparation. Le dimanche, même chose. Sa chambre est aujourd’hui pratiquement refaite.

Des gens se sont offerts à lui donner des choses pour se rééquiper. Il a même trouvé sur sa galerie une boîte de revêtement de plancher, sans savoir qui était le généreux donateur.

Le marchand de matériaux de construction Castel lui a offert une porte neuve pour sa maison mobile. Il ne restait qu’à installer une vitre sur la porte, ce qui a été fait avec une vitre récupérée sur une autre porte.

Bien qu’il en bave avec sa situation, M. Pelletier sait bien que ce qu’il vit n’est rien en comparaison avec la situation dramatique dans laquelle se trouve son voisin, père de deux enfants dont il a la garde, qui a tout perdu. Il parle de lui comme d’une excellente personne serviable et attentionnée.

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