Le délai d’attente sur civière est moins élevé en région

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 22 novembre 2018
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Même si l'attente sur civière demeure longue aux urgences de Baie-Comeau et de Sept-Îles, la bonne performance des petites installations expliquent que le délai moyen d'attente sur civière soit moins élevé sur la Côte-Nord que dans l'ensemble du Québec. Photo archives Le Manic

Même si l’attente sur civière demeure longue aux urgences de Baie-Comeau et de Sept-Îles, la bonne performance des petites installations expliquent que le délai moyen d’attente sur civière soit moins élevé sur la Côte-Nord que dans l’ensemble du Québec. Photo archives Le Manic

Baie-Comeau – Même si cela risque d’être difficile à croire pour les personnes qui ont eu à se présenter aux urgences de Baie-Comeau et de Sept-Îles au cours de la dernière année, le délai moyen d’attente sur civière sur la Côte-Nord est en deçà de la moyenne provinciale.

C’est ce que révèle le portrait 2017-2018 des urgences au Québec, publié par le Journal de Québec, la semaine dernière, à partir de données du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Pendant que les Québécois attendaient en moyenne 13 heures 20 avant d’obtenir leur congé ou encore d’être hospitalisés, en région, l’attente était de 11 heures 56.

Même si cette donnée pourrait avoir de quoi réjouir le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord, Sandra Morin, adjointe au président-directeur général et relations avec les médias, dit refuser de se mettre la tête dans le sable. Ce résultat, explique-t-elle, fait suite aux bonnes performances des petites installations, comme celles de Forestville, Les Escoumins, Port-Cartier ou Havre-Saint-Pierre.

Ce sont elles qui, insiste Mme Morin, viennent changer la donne dans le calcul, car dans les grosses urgences de Baie-Comeau et de Sept-Îles, on continue d’en arracher et les gens d’attendre.

Le nombre de personnes sans médecin de famille demeure élevé dans la Manicouagan et oblige plusieurs d’entre elles à passer par l’urgence pour un simple renouvellement de médicaments, précise la porte-parole.

D’autres médecins qui avancent en âge ont commencé aussi à réduire leur pratique en cabinet. Pendant que de « vieux » médecins suivent ou suivaient un nombre très élevé de patients, les plus jeunes n’ont pas une clientèle de la même importance. Plusieurs patients sont laissés sur le carreau.

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