Manicouagan Sea Minerals commercialisera les produits d’Argile eau mer

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 20 Décembre 2018
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Les produits provenant de l’argile de la région seront désormais commercialisés sous le nom de Manicouagan Sea Minerals. Photo courtoisie

Les produits provenant de l’argile de la région seront désormais commercialisés sous le nom de Manicouagan Sea Minerals. Photo courtoisie

Baie-Comeau – L’entreprise Argile eau mer adopte un nouveau nom commercial afin de faciliter sa percée dans les 42 pays qu’elle reluque pour ses produits. Dorénavant, il faudra parler de Manicouagan Sea Minerals.

« Malheureusement, Argile eau mer ne passait pas dans les pays anglophones. Même au Canada, c’était difficile », admet Cédric Mimeault, directeur général et chargé de la vente et la production à l’usine de Pointe-aux-Outardes.

M. Mimeault et deux associés ont racheté en août dernier l’entreprise fermée depuis décembre 2015. Il s’agit de Benoît Aubry, fabricant et distributeur de produits cosmétiques basé à Paris, et de Patrice Barbeau, important distributeur de produits. Le premier voit au développement en Europe et le second en Amérique.

Au Québec, le nom Argile eau mer va demeurer pour l’instant, mais tranquillement, il va disparaître sur le plan commercial. « Les gens qui vont taper Argile eau mer (sur un moteur de recherche) vont être redirigés sur le site internet de Manicouagan Sea Minerals », explique M. Mimeault.

Fait à noter, au registre des entreprises, Argile eau mer devient AEM LAB, une façon de faciliter son identification lors des transactions avec ses clients ailleurs dans le monde.

Passé et avenir

On se souviendra que l’entreprise a été fondée en 1994 par Denise Saulnier, aujourd’hui décédée, afin de transformer la boue marine de la Manicouagan et la commercialiser en divers produits cosmétiques. En 2013, Santé Canada certifiait que l’usine et ses produits répondaient à ses critères comme produits de santé naturels.

Depuis le rachat de l’entreprise à la fin de l’été, le directeur général a notamment travaillé au redémarrage des équipements de production et à la réalisation de nouveaux échantillons pour le marché. « On a travaillé beaucoup sur des challenge tests pour qu’ils (les produits) soit conformes cinq ans sur les tablettes et deux ans à la maison une fois ouverts », affirme-t-il.

De plus, une bonne somme de travail a aussi touché les aspects marketing et exigences réglementaires. Cédric Mimeault dit avoir pu constater l’importance de la réglementation il y a deux semaines lors de l’envoi d’échantillons au Brésil. « C’était la première fois en Amérique latine », précise-t-il.

L’entreprise devrait dévoiler son plan de match pour la commercialisation de l’argile de Pointe-aux-Outardes d’ici le mois de mars 2019.

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