Mine et aciérie : trois délégués de la Manicouagan en Chine

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Par Charlotte Paquet
Mine et aciérie : trois délégués de la Manicouagan en Chine
Le directeur du développement industriel à la corporation Innovation et développement (ID) Manicouagan, Guy Simard (photo), sera d’une mission en Chine en compagnie du directeur général de la VIlle de Baie-Comeau, François Corriveau, et du préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong. Photo archives Le Manic

Baie-Comeau – Trois représentants de la Manicouagan feront partie d’une délégation québécoise qui se rendra en Chine, possiblement en février, dans le cadre de l’entente de principe signée en novembre 2018 pour la réalisation d’un projet de mine et d’aciérie à Baie-Comeau.

Le directeur du développement industriel à la corporation Innovation et développement (ID) Manicouagan, Guy Simard, le directeur général de la Ville de Baie-Comeau, François Corriveau, et le préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong, seront du voyage.

Parmi les autres membres de la mission, on retrouve des représentants du gouvernement du Québec, d’Investissement Québec et de North Shore Green Iron (NSGI). Le président-directeur général de cette firme, Enrico Di Cesare, l’un des signataires de l’entente de novembre, en fait partie.

On se souviendra que cette entente a permis la création de Baie-Comeau Minerals Partenership, une société de développement de projets réunissant de grands joueurs, les principaux étant Beiging Shoughang International Engineering Technology Compagny (BSIETC), de Chine, et la firme québécoise NSGI.

Une suite à donner

« On donne suite à notre entente de principe signée en novembre. C’était convenu », explique M. Simard. Le séjour, qui devrait durer moins d’une semaine, permettra à la délégation de visiter l’aciérie chinoise de BSIETC et de rencontrer ses dirigeants.

« On va aller « auditer » des choses au niveau de la technologie. Je vais aller voir l’usine de production d’électricité », poursuit M. Simard, en rappelant que l’entente de principe contient un volet de production d’énergie générée par les opérations de l’aciérie.

Les relations diplomatiques tendues entre le Canada et la Chine depuis quelques semaines n’inquiètent pas outre mesure le représentant d’ID Manicouagan. « C’est eux qui nous invitent. On va là pour visiter une compagnie chinoise qui veut faire des affaires avec nous. On ne va pas là en touriste », indique Guy Simard. Il dit cependant tenir compte du message de prudence lancé par le ministère des Affaires étrangères.

Rappelons que le projet industriel majeur ciblé dans la Manicouagan vise l’exploitation de la propriété minière Nathalie, située à une soixantaine de kilomètres au nord de Baie-Comeau et accessible par la route de la centrale Toulnustouc, et la production d’acier dans une usine qui serait construite dans le parc industriel Jean-Noël-Tessier.

Des investissements de 800 M$ et la création de 300 emplois sont en jeu.

Voyages autorisés

Fait à noter, la Ville de Baie-Comeau a autorisé le voyage en Chine de son directeur général lors de sa séance publique du 21 janvier. L’impact financier devrait osciller autour de 4 000 $.

Pendant la même séance, un autre voyage effectué par François Corriveau, cette fois-ci en Norvège au cours du mois d’août 2018, a aussi été autorisé, même cinq mois plus tard. Ce périple de six jours était en lien avec l’industrie des croisières. Il a principalement permis de comparer les forces et les défis de l’escale Baie-Comeau par rapport aux autres destinations.

« Ça nous permet d’évaluer ce qu’on fait et de travailler pour être encore meilleurs. Ça nous permet d’avoir des comparables avec des destinations nordiques qui sont comparables à la nôtre », a expliqué le maire Yves Montigny en faisant référence à l’événement Benchmarking tenu en Scandinavie.

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