La finale locale d’Expo-sciences couronne cinq étudiantes

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Par Charlotte Paquet
La finale locale d’Expo-sciences couronne cinq étudiantes
« J’ai tellement appris de choses», s’est exclamée Marianne Desbiens en relation avec son projet sur l’autisme. Photos Le Manic

Baie-Comeau – « J’ai choisi ce sujet en partie parce que mon frère est autiste et que je côtoie l’autisme tous les jours. J’avais la perception de l’autisme, mais d’un autiste, alors que l’autisme, c’est très large. J’ai tellement appris de choses. »

Marianne Desbiens fait partie des cinq jeunes (dont un duo) de l’école secondaire Serge-Bouchard qui viennent de remporter un laissez-passer pour la finale régionale d’Expo-sciences, qui se tiendra à Sept-Îles du 22 au 24 mars. L’étape locale s’est tenue jeudi soir. Six projets y étaient présentés par des étudiants de la même école.

Finissante au programme d’éducation intermédiaire, Marianne explique avoir fait d’une pierre deux coups avec son projet personnel de fin de parcours scolaire sur l’autisme, qu’elle a enrichi afin de participer à Expo-sciences.

« Avec Expo-sciences, tu peux vraiment approfondir ton sujet », souligne-t-elle, en rappelant que l’autisme n’est pas une maladie, mais un trouble au même titre que l’est le TDAH.

L’autisme touche 1 % de la population mondiale, une personne sur 94 au Canada et 10 % des autistes possèdent des forces intenses, a mentionné l’étudiante entre autres choses.

Carie dentaire et plus

Léony Guimont, également finissante au programme d’éducation intermédiaire, sera aussi de la finale régionale. Son projet traitant de la carie dentaire a plu au jury. La jeune fille ne s’en cache pas, si elle a choisi ce thème, c’est d’une certaine façon pour confirmer son choix de carrière en dentisterie.

« Je me suis dit si je fais des recherches pendant une année là-dessus et qu’à la fin je suis tannée, ça veut dire qu’être dentiste, ce n’est pas pour moi », a expliqué Léony. D’ailleurs, son projet personnel de fin d’études porte également sur ce sujet.

Pour sa part, Jasmine Tremblay, une élève de troisième secondaire sélectionnée pour la finale septilienne, a levé le voile sur un trouble très méconnu, la prosopagnosie. Il s’agit d’une incapacité de reconnaître les visages.

C’est un roman d’amour dévoré l’été dernier qui l’a menée à ce sujet, dit-elle. Le personnage principal était atteint du trouble. « Ça m’a tellement étonnée que je me suis demandé si ça existait pour de vrai », raconte celle qui a voulu partager sa découverte d’une façon ou d’une autre. Expo-sciences lui a ouvert une porte.

Enfin, le duo composé d’Emy Gendron et Tamara Gagnon a choisi un sujet bien connu, mais qui méritait sûrement d’être connu encore plus : le soleil. Les deux étudiantes de première secondaire présenteront aussi leur projet à la finale régionale.

Le travail commence

« Pour nous, le vrai travail commence. Les jeunes viennent de construire l’os et on va mettre toute la viande autour », a souligné l’enseignant Frédéric Bénichou qui, avec ses collègues Maude et Lise Tremblay, supervise les jeunes scientifiques en herbe.

D’ici à la prochaine étape, les finalistes devront travailler sur le visuel de leur projet, leur expression orale et les interactions avec le public, précise d’ailleurs Maude Tremblay.

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