Troisième rang chez les villes de 10 000 à 50 000 habitants – Les logements vacants pullulent à Baie-Comeau

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Par Charlotte Paquet
Troisième rang chez les villes de 10 000 à 50 000 habitants – Les logements vacants pullulent à Baie-Comeau
En raison de son taux d'inoccupation élevé des logements, Baie-Comeau occupe le troisième rang chez les villes de 10 000 à 50 000 habitants au Québec. Elle n'est devancée que par Sept-Îles et Thetford Mines. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Baie-Comeau prend le troisième rang au Québec pour son haut taux d’inoccupation des logements parmi les villes de 10 000 à 50 000 habitants. Avec un taux de 6,8 %, elle n’est devancée que par Sept-Îles, en tête de lice, et Thetford Mines. Pendant ce temps-là, dans l’ensemble du Québec, 3,2 % des logements sont vacants.

C’est ce qui se dégage du dernier rapport sur le marché locatif de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), publié le 28 novembre à partir de données récoltées en octobre.

Sept-Îles trône au sommet du palmarès avec un taux d’inoccupation de 9 %. Au deuxième rang, on retrouve Thetford Mines avec 7,9 %, tandis que Dolbeau-Mistassini talonne Baie-Comeau avec 6,4 %.

« Pour Baie-Comeau et Sept-Îles, ça n’a pas toujours été le cas », fait remarquer Nicolas Bernatchez, analyste de marché à la SCHL. En 2012, le taux d’inoccupation était à peine de 1,9 % à Baie-Comeau. « C’est vraiment de 2012 à 2017 qu’on a vu le taux augmenter », précise-t-il, en ciblant la baisse du niveau d’emploi et les pertes migratoires comme principales causes.

Ça s’améliore

Même si elle demeure difficile, il n’en reste pas moins que la situation s’est améliorée en 2018 sur la Côte-Nord, comme à la grandeur du Québec d’ailleurs.

En octobre 2017, le taux d’inoccupation se situait à 9,6 % à Baie-Comeau, à 9,9 % à Sept-Îles et à 4,4 % chez les villes de 10 000 à 50 000 habitants au Québec. « L’économie s’améliore », indique M. Bernatchez.

L’analyste note que la bonne santé du marché locatif est fortement liée aux personnes qui s’installent dans une ville pour y travailler. Le vieillissement de la population commence peut-être à se faire sentir aussi, avance-t-il.

« Le vieillissement, ça peut être à la faveur ou à la défaveur », précise cependant M. Bernatchez. Il rappelle que s’il y a des gens qui vendent leur maison pour s’installer dans un appartement, il y a aussi ceux dont la perte d’autonomie oblige à trouver refuge dans une résidence pour aînés avec services.

D’un secteur à l’autre

Les dernières données de la SCHL révèlent que la proportion de logements vacants est passablement plus élevée dans le secteur Marquette avec un taux de 8,5 %, contre 5,4 % dans le secteur Mingan.

Un an plus tôt, Marquette affichait un taux de 11,8 % et Mingan, 7,8 %.

« Ça fait plusieurs années que c’est plus élevé dans Marquette. C’est toujours une question d’offre et de demande », souligne l’analyste de la SCHL.

Les logements à deux chambres trouvent plus difficilement preneurs que ceux à une chambre. En octobre 2018, 8,4 % des premiers étaient inoccupés à Baie-Comeau alors que c’était le cas pour 4,9 % chez les seconds.

À titre d’exemple, dans le secteur Marquette, le taux de vacance des appartements à deux chambres est de 12,4 % et celui des logements à une chambre de 3,4 %. Par contre, dans Mingan, on parle de taux respectifs de 5,1 % et 6,3 %.

Selon la SCHL, le parc locatif de Baie-Comeau compte 1 453 logements, soit 663 dans le secteur Marquette et 790 dans le secteur Mingan. À Sept-Îles, le nombre d’unités y est beaucoup plus élevé avec 2 475 logements.

À Baie-Comeau, le loyer moyen pour l’ensemble des appartements, soit d’un studio jusqu’à trois chambres, est de 584 $. Il est question de 556 $ dans Marquette et 608 $ dans Mingan.

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