Baie-Trinité veut acquérir le Centre national des naufrages

Par Charlotte Paquet 2:45 PM - 01 mars 2019
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Le Centre national des naufrages du Saint-Laurent de Baie-Trinité est fermé depuis 2015. Photo Le Manic

Baie-Comeau – La municipalité de Baie-Trinité veut acquérir le Centre national des naufrages du Saint-Laurent pour la somme de 1$ et l’a officiellement signifié au ministère du Revenu du Québec dans une correspondance vendredi.

À sa dernière séance publique, le conseil municipal a adopté une résolution en ce sens. « En devenant propriétaire de l’établissement, le but, c’est de le préserver », confirme Frédérick Lee, directeur général de la municipalité.

Fermé depuis 2015, le Centre national des naufrages du Saint-Laurent avait ouvert ses portes en 2004. L’organisme à but non lucratif a été radié en septembre dernier par le registraire des entreprises du Québec pour la non-production de deux déclarations de mise à jour annuelles consécutives.

À titre de bien non réclamé, le bâtiment est devenu automatiquement propriété du ministère du Revenu, précise M. Lee.

Outil de développement

Le bâtiment désaffecté, la municipalité le voit comme un bel outil de développement et d’attraction touristique. Elle veut l’acquérir pour la symbolique somme de 1 $, assurer un entretien minimal et amorcer une réflexion sur son avenir.

Il pourrait notamment être loué à un autre organisme ou même revendu. Selon le directeur général, le fait que Baie-Trinité devienne possiblement propriétaire de l’ancien centre serait bien vu par Tourisme Côte-Nord, qui craignait aussi le pire pour l’édifice.

L’évaluation du Centre national des naufrages du Saint-Laurent se situe à 400 000 $. En incluant 2019 et les retards des dernières années, il traîne un dû de 7 316 $ en taxes impayées, précise M. Lee.

Baisse d’achalandage

Rappelons qu’à sa première année en activité en 2004, le centre avait attiré 8 000 visiteurs à son spectacle multimédia Mayday  et à son exposition d’artefacts d’épaves. Dix ans plus tard, l’achalandage n’était plus que de 1 800 personnes.  C’était insuffisant pour lui permettre de faire ses frais.

En 2016, un projet avait été élaboré pour sauver les meubles. Il incluait notamment l’acquisition du presbytère voisin du centre, désormais vide, afin de lui allouer une vocation complémentaire, mais toujours touristique. Des pourparlers avaient été menés avec différents bailleurs de fonds, dont le ministère du Tourisme du Québec, pour aider à payer la facture de 1,4 M$.

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