Avec Mimi, papa et moi – Marc Boulay fait le saut en littérature jeunesse

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Par Charlotte Paquet
<i>Avec Mimi, papa et moi</i> – Marc Boulay fait le saut en littérature jeunesse
Marc Boulay vient de publier son tout premier roman, Mimi, papa et moi. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Marc Boulay ajoute une corde à son arc. Organisateur communautaire au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord à Baie-Comeau et musicien et compositeur en parallèle, il vient de publier Mimi, papa et moi, son tout premier roman.

« Entre autres depuis la paternité, j’avais des idées qui me trottaient en tête, donc, j’ai décidé de les mettre sur papier », explique le papa de trois filles âgées de 5 à 11 ans. Il n’y a cependant rien d’autobiographique dans ce roman jeunesse, précise-t-il.

Mimi, papa et moi, c’est l’histoire d’une famille reconstituée racontée par une petite fille. Une petite fille qui a perdu sa maman peu de temps après sa naissance et qui aimerait bien que Mimi, la femme que son père fréquente, passe plus de temps avec eux. Mais son papa a peur de lui donner une grande place, car il craint ainsi de trahir sa mère.

Cette histoire vient d’une certaine façon jeter un regard différent sur la fameuse belle-mère. « Souvent, la belle-mère, c’est la pas fine, alors que là, c’est vraiment l’inverse. (…) Le livre, c’est un petit pied de nez aux histoires de Walt Disney et du folklore que la belle-mère est la méchante », lance Marc Boulay en riant.

S’il a choisi la littérature jeunesse, c’est en raison de son côté « hyper imagé » et les phrases punchées qu’on y retrouve souvent, explique l’auteur, en soulignant le côté un tantinet vintage des illustrations signées Ninon Pelletier.

Mimi, papa et moi aborde aussi en filigrane un thème plutôt rare dans les livres pour enfants, soit le don d’organe. Parmi les émotions qui émanent de l’histoire, il y a celle de la culpabilité ressentie par l’enfant, ce qu’on voit également moins dans ce genre littéraire.

L’auteur croit que ces particularités expliquent que son manuscrit ait plu à la maison d’édition Québec Amérique.

Lecture parent-enfant
« Quand je l’ai créé, je l’ai vu beaucoup comme de la lecture parent-enfant. Il y a beaucoup de rimes et des trucs comme ça qui font que, et ça peut paraître bizarre, il est le fun à lire à voix haute », précise Marc Boulay.

Mimi, papa et moi s’adresse aux enfants de quatre ans et plus. Son écriture s’est étalée sur environ deux ans. Il y a pratiquement deux ans jour pour jour aussi que le Baie-Comois a envoyé son manuscrit à la maison d’édition. Quelques mois plus tard, Québec Amérique le contactait pour manifester son désir d’aller plus loin et, à l’automne 2017, les étapes s’enclenchaient vraiment.

« J’ai hâte que mes proches le lisent et me donnent des feedbacks. J’espère qu’ils vont l’aimer. J’ai hâte aussi que des inconnus le lisent et qu’eux, ça leur fasse vivre quelque chose, que ce soit au niveau du don d’organe, la monoparentalité ou même parce que c’est doux et c’est bien écrit. Ce que je souhaite, c’est que ça résonne chez des gens dans les autres régions qui sont très loin de moi », souligne l’auteur.

Le roman jeunesse est en librairie au Québec depuis le 6 mars. Il a été imprimé à 1 500 exemplaires. Il n’est pas dit que Mimi, papa et moi n’aura pas une suite, même s’il est trop tôt pour confirmer quoi que ce soit aujourd’hui. « J’ai peut-être des idées pour faire continuer son cheminement, même si c’est très embryonnaire », conclut Marc Boulay, tout en avouant avoir d’autres projets d’écriture jeunesse en chantier.

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