Les cégépiens de Baie-Comeau joignent le mouvement de grève climatique mondiale

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Par Charlotte Paquet
Les cégépiens de Baie-Comeau joignent le mouvement de grève climatique mondiale
Depuis environ 7 h vendredi matin, des étudiants sont massés devant le cégep de Baie-Comeau dans le cadre d'une grève climatique mondiale. À l'avant-plan, on reconnaît Zachary Surprenant et Emmeraude Tanguay. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Les étudiants du cégep de Baie-Comeau ne sont pas en classe aujourd’hui. Malgré le temps moche, ils sont plutôt dehors à réclamer des mesures concrètes des autorités dans le cadre d’une grève étudiante climatique.

Vers 8 h 30 ce matin, déjà 165 étudiants s’étaient présentés sur la ligne de piquetage dans un va-et-vient régulier. « On répond à l’appel mondial pour une grève climatique étudiante. Il y a au-dessus de 2 000 événements à travers le monde. Moi, j’ai beaucoup travaillé sur la décentralisation du mouvement, car souvent, les grèves sont axées sur Montréal et Québec. Moi j’ai apporté ça aux régions », explique Zachary Surprenant, étudiant au cégep et instigateur du mouvement de grève non seulement sur la Côte-Nord, mais aussi dans tout l’Est-du-Québec.

Comme le note le jeune homme, avec la grève climatique, les étudiants « espèrent une collaboration du gouvernement, autant au niveau provincial, fédéral que municipal. Une collaboration et une grande oreille ouverte, car c’est un mouvement qui concerne tout le monde, pas juste les étudiants ».

La lutte aux changements climatiques doit passer par la mise en place de trois grandes mesures, selon les étudiants.  Au plan provincial, le mouvement La planète s’invite à l’université, qui est derrière la grève de vendredi, réclame un cours d’écologie et à la sensibilisation à la crise climatique dès le primaire ou le secondaire.

Les étudiants veulent aussi l’adoption d’une loi climatique servant à réduire les gaz à effets de serre de 50 % d’ici 2030 et une neutralité au sein des institutions d’enseignement dans leurs investissements dans les énergies fossiles. « On ne veut plus que les institutions d’enseignement investissent dans les énergies fossiles, telle que l’Université de Montréal fait », explique Zachary Surprenant.

Enjeux nord-côtiers

Quelques enjeux nord-côtiers sous-tendent également la grève étudiante. Le respect de l’engagement du gouvernement du Québec pour la mise en place de 10 % d’aires protégées d’ici 2020, alors que seulement 1,9 % de l’objectif est atteint, en fait partie, explique l’instigateur. Entre autres choses, il y a aussi la fin du rejet des eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent par quelques municipalités de la région.

« Nous, on prend conscience de ça, parce que nous, les changements climatiques, on va les vivre. On va avoir les deux pieds dedans et pour nos enfants et nos petits-enfants, ça va être encore pire », rappelle Emmeraude Tanguay, présidente de l’Association générale des étudiants du cégep de Baie-Comeau, en souhaitant que le grand nombre d’étudiants en grève vendredi lance un signal clair aux autorités gouvernementales.

Fait à noter, les cégépiens de Baie-Comeau invitent la population à marcher avec eux pour la planète en début d’après-midi. Le départ se fera à 13 h à partir du cégep et le retour vers 14 h 30. Un arrêt devant le bureau du député de René-Lévesque, Martin Ouellet, rue Bossé, est à l’horaire « pour faire un peu de pression », précise la présidente Tanguay.

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