Un grand moment sombre…

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Par Sandro Célant
Un grand moment sombre…
L’élimination rapide du Drakkar dès la première ronde des séries éliminatoires représente un moment très sombre dans l’histoire de la concession. L’impact d’un tel échec sera lourd sur le plan sportif, mais également du côté financier. Des changements s’imposent au sein de l’organisation, qui devra rétablir des bases solides dans ce nouveau processus de reconstruction, qui ne s’annonce pas facile. Photo Denis Thibault

Baie-Comeau – L’élimination rapide du Drakkar face aux Wildcats de Moncton représente déjà, après une semaine seulement, l’un des grands moments sombres dans l’histoire de la concession.

Après avoir atteint le plateau des 100 points pour la deuxième fois  seulement avec sa saison fructueuse de 102 points et son dossier de 49-15-2-2, le navire a malheureusement piqué du nez dès son premier
obstacle en séries.

Cette défaite en sept parties face aux Chats sauvages a causé et cause encore beaucoup de
dommages à toute l’organisation en passant par les joueurs, le personnel hockey ainsi que la direction de l’équipe.

Sur le plan financier, c’est une très lourde perte pour les dirigeants, qui entrevoyaient au moins deux ou
trois rondes pour garnir les coffres et tenter d’équilibrer un budget
passablement serré.

Dernier match

Les vikings du navire ont évidemment leur part de blâme dans cet échec qui, quelque part, n’est pas
nécessairement surprenant en observant la formation se comporter dans le dernier droit de la campagne.

Les joueurs du Drakkar n’ont pas aidé leur cause et leur défaite amère de 4-1 devant l’Océanic de Rimouski, lors du tout dernier match du calendrier, était peut-être un signe précurseur de ce fiasco.

Ce revers a finalement coûté très cher en privant la troupe de Martin Bernard de finir au premier rang de la conférence et de retrouver les patineurs du Nouveau-Brunswick sur son chemin plutôt que les Remparts de Québec.

Pas d’étincelle

Oui, cette fameuse défaite a fait très mal surtout de la façon dont les joueurs ont réagi face aux Rimouskois, qui n’avaient rien à perdre ou à gagner. Le manque d’intensité et d’implication étaient impardonnables considérant l’enjeu de cette partie présentée devant une salle comble.

Même si la série contre Moncton s’est rendue à la limite, les amateurs ont de nouveau constaté ce type d’attitude négative chez leurs favoris, qui ont échappé les trois dernières parties disputées au centre Henry-Leonard en séries.

Plusieurs raisons peuvent expliquer un tel comportement. Le manque d’opportunisme en attaque, les prouesses du gardien adverse, l’anémie du jeu de puissance, une mauvaise synergie au sein du vestiaire ou encore les blessures peuvent être évoqués, mais une chose est sûre, l’étincelle n’était pas toujours au rendez-vous.

Reconstruction

Écarté des séries en 2016, le Drakkar a entrepris un plan de reconstruction l’année suivante avec un repêchage bien garni (les quatre choix en première ronde) et une élimination rapide (en quatre parties) au premier tour des séries.

À l’an deux du projet, l’équipe a connu une saison modeste et a vécu un scénario similaire (éliminé en cinq matchs) dès la ronde initiale. Un an plus tard, alors que le club est supposément à maturité, le triste constat est le même durant les éliminatoires.

Avec un modeste dossier de 4-12 en séries au cours des trois dernières saisons, le navire s’apprête à repartir à neuf dans un nouveau processus, qui ne s’annonce vraiment pas facile.

Du changement

L’heure est au changement chez le Drakkar, qui doit maintenant rebâtir sur des bases solides à tous les niveaux et éviter tout le brouhaha signalé au cours des dernières années.

Le portrait du club junior baie-comois est assez particulier. La Ville de Baie-Comeau est propriétaire. Un conseil d’administration agit comme gestionnaire et le personnel hockey supervise les opérations sur la patinoire.

Ce sont les faits, mais pas nécessairement la réalité. Chaque palier devrait se concentrer sur son propre rôle, ce qui n’a pas toujours été le cas avec les tristes conséquences qui s’en sont suivies.

Dès le départ, il va falloir mettre cartes sur table et donner l’heure juste avec un mandat clair et précis et ce, peu importe qui seront les acteurs choisis pour poursuivre et tenter de prolonger l’aventure.

Les amateurs de hockey de la région ne sont pas dupes. Plusieurs en ont assez et sont tannés de voir l’équipe faire du surplace. La réponse aux guichets est un signe indicateur. Il est grand temps de redresser la barre avant qu’il ne soit vraiment trop tard.

 

 

 

 

 

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