Caisse de Hauterive : les syndiqués rejettent les offres

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Par Charlotte Paquet
Caisse de Hauterive : les syndiqués rejettent les offres
Les travailleurs de la Caisse populaire Desjardins de Hauterive débrayent depuis le vendredi 26 avril. En avant-plan, la présidente du syndicat, Chantal Vaillancourt, est entourée de Sébastien Lebreux et David Bergeron-Cyr, respectivement vice-président du Conseil central Côte-Nord de la CSN et président de la fédération du commerce de la CSN. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Le personnel syndiqué de la Caisse populaire Desjardins de Hauterive a profité de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs du 1er mai pour exprimer une fois de plus son mécontentement face à l’offre globale déposée récemment par l’employeur.

« C’est pour ça qu’on fait du bruit. On veut se faire entendre. Un et demi pour cent, ce n’est pas assez pour nous. On est sur la Côte-Nord, le coût de la vie est super cher. C’est même pas deux pour cent. Il nous en manque, il n’y a pas à dire », a clamé Chantal Vaillancourt, présidente du syndicat affilié à la CSN, mercredi matin, sur la ligne de piquetage dressée devant la caisse pour une quatrième journée ouvrable consécutive.

L’augmentation salariale proposée n’atteint pas l’indexation au coût de la vie autour de 2 %, déplore la présidente. Les travailleurs souhaitent conserver leurs acquis et réclament une hausse de 2,5 %. « On ne peut pas aller à la baisse constamment sans avoir rien en retour », a-t-elle mentionné.

Mais il y a plus encore que la question salariale qui achoppe. Entre autres choses, le respect de l’ancienneté dans l’attribution des postes pose également problème. « On ne veut pas aller au plus apte, c’est super important », précise encore Chantal Vaillancourt.

D’autres rencontres

Rappelons que la convention collective de la quarantaine de membres du syndicat est échue depuis juillet 2017. Les deux parties doivent se rencontrer à nouveau le vendredi 3 mai, mais ensuite, il faudra attendre en juin pour le retour à la table des négociations, se désole la porte-parole.

Après avoir débrayé pendant cinq journées en février, les travailleurs de Desjardins ont, en date du 1er mai, utilisé quatre des 15 nouvelles journées de débrayage qu’ils ont votées. Est-ce que ce moyen de pression se poursuivra jeudi et vendredi? La présidente refuse de s’avancer là-dessus en affirmant que la décision se prend au jour le jour.

Haro sur Desjardins

Président de la fédération du commerce de la CSN, David Bergeron-Cyr était à Baie-Comeau, mercredi, pour confirmer l’appui de ses membres aux travailleurs. Il n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur Desjardins en soulignant qu’en cette période de rareté de main-d’œuvre, il était loin d’être un employeur de choix au Québec parmi ceux qui s’arrachent les travailleurs disponibles.

« Quand t’as des employés qui ont de bonnes conditions de travail, qu’ils ont réussi à gagner après 20 ans puis 30 ans de négociations de conventions collectives, et que t’essaies de sabrer là-dedans et de ramener ça au dénominateur le plus bas possible, ça, c’est un mauvais employeur qu’on a ici», a-t-il soutenu

David Bergeron-Cyr a insisté sur le fait que l’offre de l’employeur équivaudrait à appauvrir les travailleurs, en plus de coupures au niveau des semaines de vacances, de la conciliation travail-famille et de l’ancienneté. Tout ça, a-t-il ajouté, « pendant que l’entreprise engrange des profits de plus en plus grands, les revenus augmentent et on a un grand patron qui fait 66 fois le salaire d’un employé de chez Desjardins ».

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