Grève générale illimitée à la Caisse pop de Hauterive

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Par Charlotte Paquet
Grève générale illimitée à la Caisse pop de Hauterive
Les travailleurs de la Caisse populaire Desjardins de Hauterive sont en grève depuis lundi matin. Ils ont voté à 97 % pour le recours à ce moyen ultime. On aperçoit la présidente du syndicat, Chantale Vaillancourt, en compagnie du président du Conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Les travailleurs de la Caisse populaire Desjardins de Hauterive sont en grève générale illimitée. Réunis en assemblée générale lundi matin, ils ont voté dans une proportion de 97 % pour ce moyen de pression ultime.

Après 21 mois sans contrat de travail et devant la décevante rencontre de négociation du vendredi 3 mai, les quelque 40 employés syndiqués représentés par la CSN en sont venus à la conclusion que la seule chose à faire, c’était la grève.

Il faut remonter à 1992 pour que des négociations mènent à une grève à la Caisse populaire Desjardins de Hauterive.

Selon la présidente du syndicat, Chantale Vaillancourt, le refus de l’employeur de fixer de nouvelles dates de pourparlers en mai afin de faire avancer les négociations plus rapidement explique le vote massif en faveur de la grève. La partie patronale a préféré conserver les dates des 6 et 7 juin.

Contre-offre

« On a fait une contre-offre (le 3 mai). On a ouvert sur bien des affaires, apporté des solutions et fait des compromis et on était ouvert à bien des choses de façon acceptable et que ce soit gagnant pour les deux parties. On s’attendait minimalement à une ouverture de calendrier. Plus que ça se rallonge, plus il y a des dommages collatéraux veux veux pas, d’un bord et de l’autre », a précisé Mme Vaillancourt.

« On est très motivés à continuer pour avoir une convention acceptable pour garder nos acquis, c’est très important. C’est depuis juillet 2017 que notre convention est échue. La patience, à un moment donné, c’est beau, mais on n’en a plus », a ajouté la présidente.

Dans sa contre-offre, le syndicat avait notamment répondu à deux concessions exigées par l’employeur au chapitre de l’ancienneté dans l’affichage des postes et la conciliation travail-famille du côtré des horaires. « On avait de l’intérêt à en discuter. Malheureusement, on a eu très peu de réponses de sa part », a enchaîné le président du Conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay. Si le syndicat était prêt à regarder ce qui pouvait être fait, il s’attendait en contrepartie à obtenir des choses en retour, ce qui n’a pas le cas.

Tout en admettant que ni le normatif ni le salarial ne sont réglés, Chantale Vaillancourt s’est tout de même dite confiante de trouver un terrain d’entente, mais pourvu que tous y mettent du sien. « On est proche, mais on est loin. Il s’agirait de travailler un petit peu, mais ça prend la volonté des deux parties », a-t-elle noté.

Réactions

Le directeur général de la Caisse populaire Desjardins de Hauterive, Martin Beaulieu, s’est dit déçu de la décision de ses employés de déclencher la grève. Bien que le processus de négociation n’ait pas à ce jour permis d’en venir à une entente, il a souligné que les conditions de travail offertes sont concurrentielles.

Concernant les prochaines rencontres de négociation, M. Beaulieu explique que la partie partronale a choisi, en effet, de conserver les dates des 6 et 7 juin, qui avaient été acceptées par tous lors d’une séance antérieure. Par contre, précise-t-il, au cours de la rencontre du 3 mai, il a bien été dit que la conciliatrice allait contacter les deux parties cette semaine afin de discuter de la suite à donner au dossier. Le directeur général a réitéré sa confiance dans la démarche de conciliation.

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