Conjonctivite : les avocats viennent à la rencontre des victimes

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Par Charlotte Paquet
Conjonctivite : les avocats viennent à la rencontre des victimes
Me Jean-Sébastien D’Amours espère que les victimes de l’épidémie de kératoconjonctivite seront nombreuses à répondre à l’invitation. Photo courtoisie

Baie-Comeau – Les avocats responsables de l’action collective intentée au nom des 1437 victimes de l’épidémie de kératoconjonctivite de l’hiver 2013-2014 dans la Manicouagan seront à Baie-Comeau dans les prochains jours afin de rencontrer, sur une base volontaire, les personnes concernées.

Les avocats Jean-Sébastien D’Amours, Marc Boulanger et Lahbib Chetaibi, du cabinet Tremblay Bois Migneault Lemay de Québec, tiendront deux séances d’information publiques le 18 mai à 19 h 30 et le 19, à 15 h 30 au Grand hôtel sur Place La Salle.

Comme l’explique Me D’Amours, les deux rencontres visent à permettre aux avocats, spécialisés dans les erreurs médicales, d’expliquer aux gens les tenants et les aboutissants d’une action collective, à les situer sur l’étape actuelle du processus et à répondre à leurs questions.

Les procureurs passeront plusieurs jours à Baie-Comeau puisqu’ils planifient des rencontres individuelles à leur horaire du 19 au 24 mai. Les personnes qui souhaitent une rencontre privée sont invitées à se manifester en composant le numéro 1 833 658-8855, poste 1.

« C’est pour répondre à des questions plus confidentielles, mais aussi, nous, on veut s’informer du vécu des victimes et des conséquences que ç’a eues pour elles afin de faire les meilleures représentations devant le tribunal », précise Me D’Amours. Aucune date pour la tenue d’un procès n’a encore été fixée.

Action autorisée

On se souviendra qu’en décembre 2017, le juge Bernard Tremblay, de la Cour supérieure, a rendu un jugement autorisant une citoyenne de Baie-Comeau, Brigitte Cimon, à agir comme représentante dans le cadre d’une action collective pour compenser les victimes de l’épidémie de kératoconjonctivite.

Mme Cimon réclame au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord et à l’opthalmologiste Danny Dreige une somme de 742 650 $, plus les intérêts et indemnité additionnelle, pour les importants dommages aux yeux qu’elle a subis. La requête met également en cause l’Association canadienne de protection médicale.

La demanderesse leur reproche notamment des carences dans les mesures d’hygiène et une organisation déficiente du travail au département d’ophtalmologie de l’hôpital de Baie-Comeau.

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