Production intensifiée et saison allongée – La coopérative Gaïa voit grand pour 2019

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Par Charlotte Paquet
Production intensifiée et saison allongée – La coopérative Gaïa voit grand pour 2019
Pour Gaïa, l’année 2019 commence avec deux nouvelles serres, un tracteur compact et spécialisé dans la culture maraîchère et l’embauche d’une coordonnatrice aux ventes et à la production en serre. Ici, Mélodie Desrosiers actionne le tracteur si prometteur. (Photo : courtoisie)

Baie-Comeau – Intensification de la production et allongement de la saison, voilà les deux chevaux de bataille de la coopérative de solidarité Gaïa en 2019. Et cette fois-ci, avec tous les moyens mis de l’avant, elle compte bien marquer des points.

« On part mieux équipés pour intensifier et allonger la saison », assure Mélodie Desrosiers, fondatrice de la coopérative et directrice générale.

Les activités ont repris au début de mars à la ferme maraîchère de Pointe-aux-Outardes. Les semis sont bien partis, certains destinés aux champs et d’autres à la vente de plans.

L’entreprise agricole compte dorénavant sur deux nouvelles serres construites l’automne dernier au coût de 155 000 $. Grâce à de précieuses aides financières de la Société du Plan Nord et de la corporation Innovation et développement Manicouagan, la contribution de Gaïa à la réalisation de son projet s’est limitée à 9 000 $.

Les installations, qui font respectivement 80 x 40 pieds et l’autre de 20 x 25 pieds, visent une chose : allonger la saison.

Un tracteur polyvalent

Mais il y a plus comme nouveauté. En effet, il y a ce petit tracteur polyvalent que l’entreprise vient d’acquérir au coût de 39 000 $. Il a été entièrement financé par un soutien de 19 000 $ de la Caisse populaire Desjardins de Hauterive et de 10 000 $ du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

Comme l’explique Mélodie Desrosiers, ce tracteur compact et multitâches, spécialisé pour la production maraîchère intensive, est rempli de promesses, notamment en raison de tous les équipements qu’il est possible d’y attacher. La coopérative en a acheté cinq, notamment une herse rotative, un motoculteur et une tondeuse à engrais. « Ça va vraiment changer notre vie », souligne-t-elle.

Cette dernière songe même à mettre le tracteur à la disposition d’autres producteurs.

Le bilan de 2018, une année marquée par un tournant en matière d’orientation, est positif. Pas moins de 80 membres consommateurs ont reçu des paniers de produits frais pendant une période de 10 à 12 semaines.

« Ç’a quand même bien été, même si je n’étais pas là de façon optimale », raconte celle qui effectuait un retour en 2018 après une absence de quelques années.

Elle s’occupait aussi de sa propre petite entreprise, Productions paysannes, aujourd’hui intégrée à Gaïa. « En général, je pense que les gens ont été satisfaits de leurs paniers. On a gardé ça à flot. »

Pour 2019, l’optimiste règne. La coopérative vise 150 paniers par semaine pendant un minimum de 12 semaines. Elle espère amorcer les premières distribution au début juillet, soit deux semaines plus tôt qu’à l’habitude.

« Cette année, on veut aller plus loin. On veut faire encore plus de paniers et plus longtemps. On veut plus de qualité et plus de quantité », souligne l’agricultrice, en rappelant que l’allongement de la saison est le nerf de la guerre en agriculture sur la Côte-Nord.

Fait à noter, la coopérative est nouvellement certifiée biologique au chapitre des plants mis en vente. Plus tard en saison, la culture en champ devrait également obtenir cette certification attribuée par Écocert, un organisme de certification biologique au Québec.

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