Cayenne, la révélation pimentée de Baie-Comeau

Par Nassima Bennaceur
Cayenne, la révélation pimentée de Baie-Comeau
La Baie-Comoise Stéphanie Bouchard Tremblay, dite Cayenne, sera notamment des Francos dans quelques semaines. (Photo : courtoisie)

Sept-Îles – Tout juste sortie de l’École nationale de la chanson à Granby, Stéphanie Bouchard Tremblay, surnommée Cayenne pour son côté piquant, l’artiste se produira dans une mini-tournée avec les élèves de son école à Québec, à Granby ainsi qu’à Montréal dans le cadre des Francos, les 11, 12 et 14 juin prochains.

Stéphanie Bouchard Tremblay est une jeune interprète de 29 ans qui fait partie des 16 artistes qui feront la mini-tournée de cet été accompagnés d’une ancienne de l’École nationale de la chanson, Salomé Leclerc, artiste invitée de cette tournée.

Diplômée de l’école en 2009, Salomé vient donner de la force à la relève et inspire les artistes de demain qui sortent de cette école vers la réussite et l’épanouissement artistique. « Il y a autant de parcours que d’artistes, c’est d’ailleurs ce qui fait la richesse de notre milieu. Le mien doit beaucoup à l’École nationale de la chanson », déclare-t-elle.

Stéphanie alias Cayenne, originaire de Baie-Comeau, se veut le modèle féminin alternatif en musique. Avec son style rock teinté d’une touche féministe, Cayenne n’a pas peur d’être crue dans ses chansons tout en restant poétique.

« Quand on est une femme en musique, on s’attend à de la douceur. Ça fait du bien que les femmes s’inscrivent dans un mouvement plus punché », précise-t-elle.

La chanteuse a débuté toute petite dans sa ville natale où elle jouait pour un band appelé Dalhousie Grooves, avec qui elle a gagné un prix en 2015 lors du Festival des souches à Baie-Comeau. Ce festival de musique émergente, qui a pour but de faire rayonner les artistes de la Côte-Nord, a donné la force et le courage à l’artiste de se lancer vraiment là-dedans.

« J’ai un bac en anglais et j’étais dans l’enseignement, mais la musique venait vraiment me chercher à tel point que j’ai mis de côté l’enseignement pour me consacrer entièrement à la musique et en faire une carrière », ajoute-t-elle.

La chanteuse s’inscrit dans une ligne directive plutôt rock, mais n’hésite pas d’ajouter des influences blues, jazz ou même country dans son répertoire. Avec des paroles engagées dans sa musique, elle prend différentes façons d’aborder un sujet. Elle peut trouver un personnage ou simplement nous raconter une histoire qui nous transporte dans son univers.

« J’aime beaucoup me promener dans les styles musicaux, écrire des textes engagés, politiques, mais surtout sur la condition des femmes et musicalement, je suis guitariste dans l’âme. Des femmes qui font des démonstrations de virtuosité en guitare, comme en solo, c’est rare et j’aimerais apporter cela au-devant de la scène, je trouve ça beau », confie Cayenne.

Une usine à talent

L’École nationale de la chanson propose aux étudiants de se connaître et de découvrir leur univers musical. Durant 10 mois, les élèves sont en programme intensif de composition. Ils ont l’occasion de toucher à tout ce qui est composition musicale, écriture de textes, enregistrement de maquettes, d’interprétations de techniques vocales et d’instruments.

« On vient chercher des méthodes de travail pour être autonome au niveau de notre carrière à tous les points de vue. C’est évidemment un super espace de création et de partage entre artistes émergents et un lieu parfait pour la découverte, l’exploration et le perfectionnement de chaque talent », rapporte la chanteuse.

Cette formation est offerte dans le cadre d’une attestation d’études collégiales chaque année depuis 1999 et est ouverte à l’ensemble de la francophonie. Plus de 280 diplômés sont passés par l’école et certains sont aujourd’hui reconnus sur la scène musicale comme Sara Dufour, Lisa Leblanc, Damien Robitaille, Alex Nevsky, Andréanne A. Malette et bien d’autres.

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