Deux offres d’achat pour l’Apollo

Par Charlotte Paquet 4:34 PM - 03 juin 2019
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L’Apollo, qu’on aperçoit ici dans son ancienne vie avant son achat par la Société des traversiers du Québec, intéresse deux éventuels acheteurs. Photo Gary Landry

Baie-Comeau – La Société des traversiers du Québec (STQ) a finalement reçu deux offres d’achat pour l’Apollo, ce navire qu’elle a mis au rancart en mars après un court passage de quelques semaines à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout.

Les entreprises intéressées avaient jusqu’au vendredi 31 mai pour se manifester officiellement, à la suite d’un avis d’intérêt publié par la société et auquel avaient répondu sept organisations.

Depuis lundi matin, les deux propositions d’achat sont analysées. Le porte-parole de la STQ, Alexandre Lavoie, souligne qu’une décision sera prise dans les prochains jours quant au respect des conditions identifiées dans l’avis d’intérêt et aux avantages que la société pourrait en retirer.

Pour le moment, M. Lavoie assure qu’aucune information ne filtrera sur l’identité des promoteurs et les détails des offres.

S’il fallait que les propositions ne soient pas recevables, il resterait deux options à portée de main pour la STQ: le projet de récif artificiel soumis par la municipalité de Godbout et le démantèlement pur et simple de l’Apollo.

Rappelons que Godbout souhaiterait mettre la main sur le vieux bateau afin d’aménager un site de plongée sous-marine. Le maire Jean-Yves Bouffard considère que la STQ aurait ainsi une belle occasion de redorer son image au sein du village qui a grandement souffert des déboires du service de traversier depuis la mi-décembre.

L’Apollo a été acheté au coût de 2,1 M$ pour servir de navire de relève temporaire à la traverse Matane-Côte-Nord. Il est entré en service le 14 février et le 17 mars, il effectuait sa dernière traversée après avoir heurté le quai de Matane, et ce, quelques semaines après avoir fait de même au quai de Godbout.  Le navire aura réussi à accomplir moins d’une vingtaine d’allers-retours avant d’être mis à l’écart. Au total, l’aventure aura représenté des déboursés de 3,5 M$ pour les contribuables québécois.

 

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