Mission accomplie pour le défi Zéro déchet

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Par Charlotte Paquet
Mission accomplie pour le défi Zéro déchet
Directrice générale de la Régie de gestion des matières résiduelles de Manicouagan, Isabelle Giasson est très satisfaite de la prise de conscience émanant du défi Zéro déchet, auquel ont participé Mathieu Pelletier et Marie-Eve Morin. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Faire l’épicerie de manière à générer le moins de déchets possible, c’est loin d’être une partie facile à Baie-Comeau, comme l’a appris Marie-Eve Morin dans le cadre du défi Zéro déchet, auquel elle a participé du 1er au 7 juillet en compagnie Mathieu Pelletier, un autre volontaire.

Les deux citoyens de la Manicouagan ont décidé d’embarquer dans l’aventure proposée par la Régie de gestion des matières résiduelles de Manicouagan (RGMRM). Chacun de leur bord avec leur famille, ils ont tenté l’expérience de réduire au maximum leur quantité de déchets, notant leurs observations ainsi que les éléments qui ont été jetés à la poubelle.

« Ce qui a été dur, c’est l’épicerie, ça, c’est sûr. Il n’y a pas beaucoup d’alternatives, surtout ici, dans le vrac », raconte la participante, tout en parlant aussi des viandes et des contenants de styromousse ou des emballages de plastique dans lesquels elles se retrouvent.

Mathieu Pelletier, lui, affirme que tout ce qui englobe la planification et la préparation des repas, de manière à engendrer le moins déchets possible, a été assez lourd comme tâche dans son cas. « C’est un constat qu’on a réalisé, si on préparait de la bouffe pour plus qu’un repas, on avait moins de déchets », souligne-t-il.

Dans son esprit et celui de sa partenaire de défi, plusieurs choses à faire et à ne pas faire resteront ancrées même si l’aventure est terminée. À titre d’exemple, Marie-Eve Morin est convaincue que les boules de séchage, les essuie-tout compostables, le papier de cire d’abeille et le savon à lessive en vrac continueront de faire partie de son quotidien.

Prendre conscience

« Le défi est réussi. Ce qu’on souhaitait avant toute chose, c’est la prise de conscience. Prendre conscience de ce geste-là de jeter qui est un automatisme », rappelle la directrice générale de la RGMRM, Isabelle Giasson. Elle se réjouit de l’impact que ç’a eu dans la communauté, un impact plus grand que prévu.

Les deux candidats se sont fait aborder plusieurs fois pendant la semaine par des gens qui se sentaient interpellés par leur expérience, que ce soit à l’épicerie, sur la rue ou dans leur milieu de travail. « Les gens se sont peut-être questionnés à travers leurs démarches à eux sur comment moi je consomme, quels sont vos trucs », explique Mme Giasson.

Cette dernière le reconnaît : quand l’on veut vraiment réaliser le zéro déchet, certains produits deviennent inaccessibles, car ils sont vendus dans des emballages qui ne sont pas acceptés dans le bac de recyclage.

Marie-Ève Morin et Mathieu Pelletier ont tellement fait d’efforts pendant le défi qu’ils n’ont même pas rempli un sac de poubelle de cuisine pendant leur semaine. Parmi les choses qu’ils ont cependant dû jeter aux ordures, on retrouvait notamment des cure-oreilles, un déodorant en bâton, des couches, du styromousse, des emballages de fromage, de la peau de poisson, des os de poulet et notamment de la gomme à mâcher.

La RGMRM envisage déjà tenir une autre activité de sensibilisation en 2020. D’ici là, elle planifie pour l’automne le passage de Laure Caillot à Baie-Comeau, une conférencière qui fait dans le zéro déchet.

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