Une application mobile pour colliger le TSO des infirmières

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Par Charlotte Paquet
Une application mobile pour colliger le TSO des infirmières
Nathalie Savard (à gauche) et Claire Montour invitent leurs membres à remplir le journal de bord contenu dans l’application mobile Alerte TSO. On aperçoit les deux femmes en juin 2018 devant le centre administratif duCentre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord à Baie-Comeau. Photo archives Le Manic

Baie-Comeau – Une application mobile pour comptabiliser le temps supplémentaire obligatoire (TSO), rien de moins! Voilà le nouveau moyen proposé par la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ) à ses 5 000 membres, dont 1 000 œuvrent sur la Côte-Nord, pour étayer son argumentaire en vue des prochaines négociations nationales qui doivent s’amorcer dans les premiers mois de 2020.

Depuis le 25 juin, les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes sont invitées à télécharger l’application Alerte TSO (https://alertetso.fsq.lacsq.org/) et à y inscrire religieusement le nombre d’heures effectuées chaque semaine en temps supplémentaire obligatoire.
Le journal de bord personnel à remplir permet aussi d’y colliger le nombre d’heures réalisées en temps supplémentaire, même sans qu’il soit obligatoire. « On incite les gens à s’inscrire », souligne au téléphone Nathalie Savard, présidente du Syndicat des intervenants et intervenants de la santé du nord-est québécois (SIISNEQ), membre de la FSQ.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord comptabilise le temps supplémentaire de son personnel, mais pas le TSO, précise Mme Savard.

Les informations obtenues grâce à l’application mobile permettront à la FSQ de se présenter à la table de négociations avec un juste portrait de la situation pour démontrer « l’ampleur du problème dans certains milieux de pratique et l’urgence de mettre fin à la pratique du temps supplémentaire obligatoire », explique pour sa part Claire Montour, présidente de la FSQ-CSQ, dans un communiqué.

Faut-il rappeler que la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a mentionné vouloir mettre fin au TSO. L’organisation syndicale compte, avec les informations colligées par ses membres, exercer des pressions pour que les directions d’établissements de santé améliorent leurs stratégies de gestion et de planification.

Nathalie Savard insiste sur l’importance d’offrir des postes à temps complet stables et attrayants plutôt que de recourir au TSO, ce que semblent préférer certains employeurs, selon elle.

Fait à noter, l’entente de principe obtenue en mai sur les clauses locales de la convention collective, donc excluant tout ce qui a une incidence monétaire, prévoit d’ailleurs un rehaussement des postes du côté des infirmières et infirmières auxiliaires et un minimum de 7 jours de travail sur 14 pour les inhalothérapeutes.

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