Les Nord-Côtiers consomment moins souvent d’alcool, mais avec plus d’excès

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Par Karine Lachance
Les Nord-Côtiers consomment moins souvent d’alcool, mais avec plus d’excès
Les Nord-Côtiers sont moins nombreux que le reste du Québec à avoir consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, selon Éduc,Alcool. Photo Sébastien St-Jean

La plus vaste étude jamais réalisée sur la consommation d’alcool des Québécois vient d’être rendue publique par l’organisme Éduc’alcool. Bien qu’ils soient moins nombreux à consommer de l’alcool, les Nord-Côtiers qui le font sont plus nombreux à ne pas suivre les limites recommandées. Par contre, plusieurs aspects positifs y sont également mis en valeur.

Les résidents de la Côte-Nord sont moins nombreux que le reste des Québécois à avoir consommé des boissons alcoolisées au cours des 12 derniers mois. En effet, 76 % affirment en avoir consommé, comparativement à 85 % pour le reste du Québec. De plus, ils consomment moins souvent et en moindre quantité que la moyenne provinciale.

« Ce sondage nous apprend de bonnes nouvelles. Le bilan de la Côte-Nord s’améliore quoi qu’il soit encore très perfectible. On y est moins nombreux que la moyenne du Québec à éprouver des problèmes liés à la consommation d’alcool. Mais surtout, les Nord-Côtiers font partie du peloton de tête pour ce qui est du bilan de la conduite avec les facultés affaiblies », résume le directeur général d’Éduc’alcool, Hubert Sacy, en entrevue avec Le Nord-Côtier.

En effet, les Nord-Côtiers sont moins nombreux que la moyenne québécoise à prendre le volant après avoir bu un seul verre d’alcool.

Abuser des bonnes choses

Bien qu’ils soient moins nombreux à consommer de l’alcool, les habitants de la Côte-Nord auraient tendance à consommer davantage au-delà des limites recommandées (38 %), si on les compare à l’ensemble du Québec (34 %).

« Il y a beaucoup de gens qui quittent la maison pour aller travailler toute la semaine et qui ne consomment pas nécessairement, mais quand ils reviennent chez eux, ils se payent un peu plus la traite comme on dit », relativise M. Sacy.

Ils sont 57 % qui ont indiqué avoir consommé de façon excessive au moins une fois au cours des 12 derniers mois, comparativement à 55 % dans l’ensemble du Québec.

Le cannabis maintenant légal

Pour une première fois, le cannabis était également à l’étude. La consommation de cette substance, maintenant légale, est moins élevée sur la Côte-Nord que celle de la moyenne des Québécois. Ce sont 14 % des répondants de la Côte-Nord qui ont mentionné consommer du cannabis, versus 18 % dans la province. De plus, 20 % de ces consommateurs mentionnent mélanger drogue et alcool.

Puisque la cueillette d’informations se produit pour une première fois, il est impossible d’y apporter des comparatifs et de voir si la légalisation a eu un impact sur la consommation des Nord-Côtiers.

« C’est la première fois que nous avons des résultats concrets sur la consommation du cannabis et avant, puisque c’était illégal, les gens ne disaient pas la vérité », mentionne M. Sacy.

L’étude de cette année a été faite davantage par Internet que par téléphone et ce, pour une première fois. Le directeur d’Éduc’alccol mentionne que les chiffres de l’ensemble du Québec sont en augmentation, peut-être à cause de ce facteur.

« Les gens peuvent prendre plus de temps en répondant en ligne et c’est moins confrontant également de le faire ainsi », mentionne-t-il pour expliquer également que pour cette année, une comparaison avec les chiffres de l’an dernier ne serait pas réaliste.

Les tableaux comparatifs de l’ensemble des régions du Québec seront disponibles à l’automne.

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